Cette veille s’est concrétisée cette année par la création d’une Newsletter intitulée « Musiques et Innovations » destinée aux adhérents et plus largement aux acteurs de la filière.
Universal abuse de sa position dominante face à Deezer – Pas de droits supplémentaires à payer pour la musique dans le Cloud – Vers un Centre national de la musique ? – Le mode de distribution d’Apple remis en cause par la presse – Bilan 2010 par le Snep – La musique bientôt sur Facebook ? – Suite à la live conférence La Musique Demain consacrée aux métadonnées, le projet de manifeste « Construisons les bases de la musique » est en ligne. N’hésitez pas à le commenter.
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Google motorola
Jobs quitte Apple
Universal abuse de sa position dominante face à Deezer
En France, Deezer a obtenu le droit de continuer à exploiter la musique d’Universal. La major a en effet été déboutée de toutes ses requêtes contre Deezer. Universal avait poursuivi le diffuseur devant les tribunaux dans une action en référé afin d’obtenir le retrait de son catalogue alors que l’accord d’exploitation n’avait pas été renouvelé aux conditions souhaitées. Universal voulait ainsi contraindre Deezer à accepter ses conditions afin de mieux différencier les offres gratuite des offres payante de musique en ligne. Universal voulait que, comme Spotify, Deezer limite les usages gratuits à cinq écoutes par titre. Deezer avait pour sa part opté pour une autre solution : limiter les comptes gratuits (financés par la publicité) à 5 heures de musique par mois.
Le juge a estimé que Deezer a "suffisamment établi au stade du référé la possibilité que la société Universal Music France ait commis un abus de position dominante qui a pour effet de la priver de revendiquer des mesures d’interdiction fondées sur le droit d’auteur qu’elle revendique". La bataille judiciaire se poursuivra sur le fond. Entre temps, Deezer pourra continuer d’exploiter le catalogue d’Universal Music dans ses offres gratuites, et espérer pouvoir négocier en meilleure position. De son côté, Universal donne rendez-vous à Deezer lors d’un procès au fond. "En raison de l’importance fondamentale de cette question pour les ayants droit de la musique, il importe que la juridiction du fond qu’Universal va saisir se prononce".
L’ordonnance intégrale du jugement
L’article de Olivier Chicheportiche, ZDNet France
Pas de droits supplémentaires à payer pour la musique dans le Cloud
La justice américaine a rendu courant août un jugement très attendu en faveur des services proposant de stocker en ligne des morceaux musicaux.
En 2007 EMI avait porté plainte avec quatorze autres labels contre MP3tunes. Ce service permet de mettre en ligne et de lire ses morceaux musicaux, ce que les ayants droit qualifiaient de copie illégale. Le juge William Pauley, du tribunal de Manhattan, en a estimé autrement. Le Digital Millennium Copyright Act (DMCA) prévoit que les hébergeurs ne sont pas responsables s’ils hébergent des contenus protégés, à condition qu’ils retirent les fichiers qui leur sont notifiés comme illégaux. En d’autres termes, la responsabilité ne porte pas tant sur MP3tunes que sur ses utilisateurs. Et si les fichiers mp3 ont été achetés légalement, rien n’interdit alors de les stocker dans le cloud et de les écouter quand et où on veut.
Une telle décision pourrait faire jurisprudence ce qui conviendrait parfaitement à Google ou Amazon qui viennent de lancer leur propre service de musique "dans le nuage". En France, la justice ne s’est pas encore prononcée sur le statut de la musique dans le cloud qui pourrait être assimilé à de la copie privée.
L’article de La Tribune
Vers un Centre national de la musique ?
Le conseiller maître à la cour des compte Didier Selles devrait rendre public son rapport ces jours-ci. Selon les termes de la lettre de mission signée en avril dernier par Frédéric Mitterrand, il s’agit de conseiller les pouvoirs publics quand à la « modernisation du cadre juridique du soutien à la filière musicale et des ressources que les acteurs tirent de leur activité » ainsi qu’à la « nécessité cruciale
de créer un point d’ancrage pour toutes les composantes professionnelles de la filière et les pouvoirs publics ». Il semble que les principales sociétés de gestion collectives aient donné leur accord pour avancer vers la création d’un Centre National de la Musique. Reste encore à déterminer son champ d’action, son financement et sa gouvernance…
Le mode de distribution d’Apple remis en cause par la presse
Apple a été boudée par le quotidien britannique Financial Times qui n’acceptait pas de voir la firme capter 30% de ses revenus et surtout, toutes les données privées de ses clients et abonnés. Le FT a ainsi lancé sa propre appli standard en HTML5 afin de permettre aux clients de la Pomme d’acheter son journal sans passer nécessairement par la case iTunes. Apple aura attendu deux mois avant de prendre une mesure de rétorsion : supprimer l’appli FT de son store. L’avenir nous dira comment les consommateurs réagissent. Soit-ils refusent d’acheter hors du cadre d’Apple/iTunes qui aura alors partie gagnée et pour longtemps, soit ils s’émancipent de la Pomme ouvrant ainsi la voie à la commercialisation directe pour d’autres journaux, mais aussi des artistes et autres services musicaux.
Lire l’article de Robert Andrews, Paid Content
Lire l’article de Noah Davis, Business Insider
Bilan 2010 par le Snep
Le syndicat des maisons de disques a publié son rapport annuel sur l’état du marché de la musique enregistrée.
Les producteurs phonographiques affirment être ceux qui ont le plus souffert de la crise versus les artistes et les auteurs. En 8 ans, explique le syndicat, les recettes de l’Adami ont progressé de 122 % et celles de la Sacem de 19%. Sur la même période, les maisons de disques ont vu leurs revenus chuter de 51 %. Malheureusement le syndicat ne distingue pas les revenus issus de la distribution
de ceux de la production. Les droits gérés collectivement par les producteurs ont en effet progressé de 42 % sur la période pour atteindre 88 millions d’euro en 2010, soit autant que le chiffre d’affaires réalisé par la musique numérique (téléchargement, abonnement, internet et mobile). Les revenus issus du merchandising et des synchros est également nettement en hausse (+ 48 %).
Selon l’institut GFK qui analyse les ventes, la musique du monde représente une part de marché de 4,7 %, stable depuis 2008, (le Jazz 4,5 % et le classique 8,6 %) quand le genre préféré reste la variété française : 35 %.
Mais la chute des ventes de musique enregistrée est loin d’être enrayée alors que le numérique ne comble que 29 % du chiffre d’affaires perdu sur le disque. En 2010, près d’un français sur deux n’achète jamais de CD. Quand aux gros acheteurs (plus de 6 CD pas an), ils sont 41 % de moins que l’an passé. La chute des ventes de disque est un phénomène généralisé, alors même que le prix des
disques a lui aussi baissé, de l’ordre de 30 % en euro constants depuis 2003.
Sur les singles, le téléchargement représente 95 % des quantités et 86 % du chiffre d’affaires. Sur les albums, le numérique ne représente encore que 9 % des quantités pour 6 % du CA. Avantage du numérique, un peu plus de diversité dans la consommation : le top 50 représente 12 % du CA numérique alors que sur le physique il représente 18 %. Reste que sur les 13 millions de titres disponibles en numérique, seuls 2 millions ont été vendus (téléchargés légalement) en 2010.
Le rapport annuel à télécharger en pdf
La musique bientôt sur Facebook ?
Facebook serait sur le point d’accueillir un service musical. Le lancement pourrait avoir lieu lors de la conférence annuelle f8, le 22 septembre affirment les blogs bien informées. Les premières rumeurs, évoquent Spotify comme partenaire, mais aussi Pandora ou Rdio. Plutôt que de concurrencer des services existants, la plateforme musicale de Facebook (et ses 800 millions de comptes) pourrait doper l’audience de ceux qui proposent déjà un service gratuit financé par la publicité.
L’article de Ben Parr, Mashable
Suite à la live conférence La Musique Demain consacrée aux métadonnées, le projet de manifeste « Construisons les bases de la musique » est en ligne ici.
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L’innovation est au coeur de votre projet ?
Alors participez aux Grands Prix de l’Innovation 2011 de la Ville de Paris !
Vous avez jusqu’au 11 juillet à midi pour déposer votre dossier de candidature sur l’un des 2 sites dédiés : www.innovation-paris.com ou www.paris.fr.
A la clé de ce grand concours, cinq prix de 15.000€ qui vous permettront d’accélérer le cycle de développement de votre entreprise. Cinq catégories sont ouvertes pour concourir : Design Industriel, Eco-Innovations, Numérique, Santé / Biotech et Services Innovants.
Pour plus d’informations sur les modalités de participation, rendez-vous sur www.innovation-paris.com
Les Grands Prix de l’Innovation de la Ville de Paris ont pour vocation de soutenir le développement d’entreprises innovantes franciliennes dans des secteurs en forte croissance, et de récompenser celles qui vont, par leur innovation, améliorer la vie de la cité et développer le tissu économique parisien.
Retrouvez les vidéos des 25 finalistes sur www.innovation-paris.com.
Le Laboratoire Paris Région Innovation (PRIL)
La Ville de Paris a confié au Laboratoire Paris Région Innovation (www.parisregionlab.com) l’organisation des Grands Prix de l’Innovation.
Le Laboratoire Paris Région Innovation est une association, créée à l’initiative de la Ville de Paris et de la Région Ile de France, qui a pour missions principales :
Cloud - Radio numérique - la musique demain
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Qui va payer pour la musique dans le cloud ?
Les lancements récents d’Amazon puis de Google Music donnent le coup d’envoi de la musique dans le cloud. A priori rien de très nouveau par rapport aux plateformes de streaming comme Deezer ou Spotify : la musique est accessible depuis n’importe quel terminal, PC ou mobile. Techniquement, c’est à peu près pareil sauf qu’avec ces nouveaux services, c’est l’utilisateur qui décide de la musique qu’il copie dans son dossier partagé personnel, son « locker ». Mais surtout, la gestion des droits pose des questions non résolues à ce jour.
En effet, à la différence des services de streaming comme Deezer ou Spotify, avec le cloud, c’est votre musique, celle dont vous possédez les fichiers, que vous écoutez en streaming. De là, si vous êtes amené à payer un abonnement, ou à rémunérer une prestation, celle-ci pourrait ne pas servir à financer la musique, qui vous appartient déjà, mais seulement la prestation technique de l’opérateur qui offre ce service de « cloud computing ».
Ce déplacement de valeur pose évidemment un sérieux problème aux ayants droit : les auteurs, artistes et producteurs.
Ni Amazon ni Google n’ont jugé utile de passer des accords avec les détenteurs de catalogue avant de lancer leurs services, pour l’instant disponibles uniquement aux Etats-Unis.
D’ors et déjà, en France, les ayants droits se plaignent des niveaux de rémunérations extrêmement faibles générés par le streaming, qu’il soit gratuit ou même payant. Reste qu’il y a rémunération envers les ayants droits car ceux-ci peuvent accepter ou non de donner leur accord pour que leurs catalogue ou répertoire soit diffusé. La technologie du cloud ne l’impose plus. Outre Amazon et Google, DropBox, l’un des logiciels de stockage et de partage privé en ligne le plus connu et le plus en vogue propose lui aussi son alternative au streaming par abonnement : DropTunes, qui est l’issue d’une convergence entre le système DropBox et la musique. En clair, il permet de devenir une sorte d’iTunes en ligne, propre à vos titres précédemment « achetés » et d’y accéder depuis n’importe où. Et si vous payez un abonnement, ce sera juste pour couvrir les frais techniques puisque la musique vous appartient déjà !
Les ayants droits ont-ils la possibilité d’interdire à tous citoyen de se créer un dossier partagé privé accessible de n’importe où dans lequel il peut mettre sa propre musique ? C’est peu probable. S’ils peuvent espérer imposer une rémunération aux systèmes commerciaux, et ce n’est pas gagné, les usages privés de musique dans le cloud resteront probablement gratuits et donc, ne rémunéreront pas les ayants-droit.
Il semble donc que les solutions juridiques retenues aujourd’hui par les maisons de disques ne fonctionnent pas avec ces nouveaux modèles. Opposées à la gestion collective des droits voisins sur Internet, opposées à une sorte de rémunération pour usages privés sur le Net, elles devront nécessairement, un jour ou l’autre changer leur fusil d’épaule. Les actuelles auditions réalisées par la mission « Centre national de la musique » seront peut-être l’occasion de constater l’évolution de leur position sur ce dossier.
De même l’eG8, qui se tient fin mai à Paris, sera l’occasion de poser la question du financement de la création.
Patrick Zelnik, y lancera l’idée d’une « contribution culturelle universelle » versée par les opérateurs des réseaux sur le principe de la copié privée. Comme avec la loi de 1985, ces sommes seraient redistribuées pour partie aux ayants droits et pour partie aux aides à la création et à l’innovation.
En effet, la musique dans le cloud posera ces questions. Pourquoi (et comment) m’interdire de partager ma discothèque avec ma famille, mes amis ? A défaut, comment autoriser ces usages dans la limite du cercle de famille, cher à la copie privée, et rémunérer les ayants droits. Mais au fait, qu’est-ce que la vie privée sur Internet, comment définir une limite entre espaces privés et publics sur le Net ?
Ainsi, la révolution de la musique en ligne est loin d’être terminée. De la vente de titres en download au streaming gratuit, nous n’avons franchi qu’une seule marche vers le développement des usages. Il y en aura d’autres. Si le système de l’abonnement semblait pouvoir s’imposer, la musique dans le cloud pourrait le remplacer ou du moins, détourner la valeur au profit des entreprises de telecom.
Alors que l’Hadopi semble avoir commencé à modifier les usages que les français font d’Internet et du P2P, ces évolutions n’ont pas eu de conséquences particulières sur le financement de la création. Selon le Snep, le 1er trimestre 2011 a vu le chiffre d’affaires de la musique enregistrée achetée par les consommateurs baisser de 5,2 %. La baisse des ventes physiques, 9,3%, n’a pas été comblée par la hausse du marché numérique, 13,2 %, qui représente moins du quart de ce marché.
Il devient de plus en plus nécessaire de mettre en place des solutions alternatives au financement de la création.
Pour en savoir plus :
DropTune est compatible multiformat
La synthèse de d’enquête barométrique de l’Hadopi concernant les usages sur Internet
Hadopi sondage, pas d’accord
Les chiffres du disque au premier trimestre 2011
Le eG8 suscite des doutes (Le point)
Le eG8 en pdf
Le programme du eG8
La radio numérique repoussée aux calendes grecques
La Radio numérique terrestre (RNT) a du plomb dans l’aile. Chargé en juin 2010 de mener une mission sur le lancement de la RNT - inscrit dans la loi de 2007 sur la modernisation de la diffusion audiovisuelle - David Kessler préconise un moratoire de 2 ou 3 ans sur le déploiement. L’ancien directeur de France Culture, qui a auditionné l’ensemble des acteurs de la radio, indique que toutes les conditions ne sont pas réunies d’un point de vue économique pour permettre le déploiement à grande échelle de la RNT.
Dans son rapport remis à M. Fillon, l’ancien conseiller à la culture de Lionel Jospin préconise "une alternative au déploiement rapide et à grande échelle de la RNT sous la forme d’un moratoire, voire d’une expérimentation à l’échelle locale" et la mise en place d’un observatoire, placé sous l’égide du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), qui devrait regrouper les principales organisations des radios, les représentants des fabricants, des diffuseurs ainsi que les pouvoirs publics concernés.
Il est évident que les radios craignent les bouleversements induits par la RNT : augmentation du nombre de canaux et donc de la concurrence, fréquences nationales et donc difficultés pour les radios locales et régionales, augmentation des coûts de diffusion dans les deux normes, le temps d’éteindre les émetteurs FM.
Il est aussi une question technique majeure : quel standard de diffusion utiliser ? Une norme compatible avec la TNT ? Une norme qui va bien avec les téléphones mobiles ? Ou tous simplement, un protocole ouvert, comme l’IP qui permettrait de diffuser de la radio, mais aussi des données, de l’Internet mobile en quelque sorte.
La fin de la radio ? Pas forcément, mais un épisode important dans la bataille des fréquences. Les opérateurs mobiles n’auraient rien contre le fait de reprendre le contrôle de ces dernières, devenant ainsi diffuseurs des radios. Celles-ci ne seraient plus alors des médias à part entière (ne contrôlant plus leur outil de diffusion) mais des éditeurs de programmes…
En tant que programme sonore, c’est peu probable, mais en tant que média éditeur et diffuseur de son programme, c’est une éventualité. En effet, derrière la problématique de la radio numérique, se révèle une guerre des fréquences. La radio ne paie pas ses fréquences et les contrôle avec ses propres émetteurs. Les opérateurs mobiles eux paient des licences pour utiliser des fréquences et les rentabilisent en faisant payer leurs clients. Ainsi, quand vous écoutez France Inter à la radio, c’est sur « sa » fréquence et c’est Radio France qui paie la diffusion. Quand vous l’écoutez sur votre smartphone, c’est sur « votre » réseau 3G et c’est vous qui payez.
Or les fréquences sont un bien rare. Les opérateurs telecom ne serait pas contre le fait de récupérer le marché de la diffusion de la radio numérique, et les fréquences qui vont avec. Les radios se transformeraient alors en simples éditeurs de programmes, ayant perdu tout pouvoir sur leur diffusion… un peu à l’image de la presse en ligne qui ne contrôle pas ses imprimeries ni son réseau de distribution.
Le premier service expérimental de radiodiffusion numérique a été mis en œuvre à Paris par TDF en 1991, il y a vingt ans. Autant dire que le dossier de la radio numérique n’avance pas, et qu’il n’est pas certain qu’il ne soit pas définitivement enterré.
Le rapport Kessler
La musique demain : projet de manifeste
Suite à la live conférence La Musique Demain consacrée aux métadonnées, le projet de manifeste « Construisons les bases de la musique » est en ligne ici.
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La Musique Demain : Un partenariat Irma / Paris Mix
Le jeudi 28 avril à 17h30 à la MIX BOX
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Mais revenons à nos métadonnées…
En créant le CD ou le format mp3, les ingénieurs ont tout fait pour donner le maximum de place à la musique, mais ils n’ont pas pensé aux métadonnées.
Résultat, alors que la musique numérique prend le pas sur toutes les formes de consommation de musique enregistrée, il est encore improbable de s’échanger des playlists ou de circuler facilement dans les biographies ou les photos des artistes sur des systèmes différents. En clair, si la musique est interopérables, les données ne le sont pas.

Les métadonnées, ce sont toutes les informations liées à la musique. Depuis l’identification des auteurs, compositeurs ou interprètes, jusqu’aux renseignements plus riches qui y sont liés comme les biographies et photos ou les informations ponctuelles comme les dates de festival ou la disponibilité de places de concert.
Jusqu’alors, ce sont pour l’essentiel les ayants droits qui se sont préoccupés de cette question. Ils ont investit du temps et des moyens dans des normes d’identification internationales aux standard ISO. Ce sont les œuvres avec leur ISWC, les enregistrements avec leur ISRC et les contributeurs (artistes, auteurs, musiciens..) avec l’ISNI.
Ces outils sont en place, ou presque. Reste à les faire communiquer entre eux.
Pour les ayant droits, l’enjeu est de taille, il permet de réaliser d’importantes économies en informatisant la totalité des processus d’échange d’informations et donc de flux financiers entre sociétés de gestions de droits (à l’international) et entre opérateurs.
DDEX permet ainsi de standardiser et d’automatiser les rapports de ventes des plateformes comme iTunes ou Amazon auprès des ayants droits.
Les économies ainsi réalisées permettent d’absorber la gigantesque progression du nombre de micro transactions musicales sur mobile ou internet.
Par ailleurs, c’est sous la pression de l’Europe et notamment de la commissaire européenne à la société numérique, Neelie Kroes, que les sociétés d’auteurs travaillent aujourd’hui à la mise en place éventuelle d’une licence numérique européenne.
Ceci implique la mise ne place d’une gigantesque base de données partagée de tous les titres musicaux. Ce projet a un nom : Global Repertoire Database.
Ainsi, et parfois sous la pression des autorités, les outils se mettent en place pour les professionnels dans le but de fluidifier la gestion des droits de la musique numérique, mais il faudra encore compter une petite dizaine d’années pour qu’ils soient pleinement opérationnels.
Mais quid de l’accès du grand public à ces bases d’information ?

Car entre temps, de nombreux service veulent vendre la musique et, pour se faire, développent différents services. Par exemple, en terme de recommandation, permettre, à partir de l’écoute d’un titre d’accéder à tous les titres du même auteur, du même compositeur. Mais aussi, interprétés par le même saxophoniste, enregistré par le même réalisateur.
De même des services pourraient d’ores et déjà fournir les dates de tournées, de festivals, en lien direct avec l’écoute de musique. Enfin, pourquoi ne pourrais-je pas exporter ma discothèque sous forme de playlist et permettre à ceux qui veulent de l’écouter, indifféremment sur Deezer ou Spotify ou tout autre service musical gratuit ou payant ?
Aujourd’hui, toutes ces informations existent sous différents formats, sur différentes bases de données qui ne communiquent pas entre elles.
Les services publics développent des bases mais chacun dans son coin, de la Bibliothèque nationale à Radio France. Pourtant, ces données sont essentielles pour les mélomanes. S’il est évident que certaines sont stratégiques (redistribution de droits) ou réservées à usage commercial, il est de nombreuses données qui, en circulant librement sur les réseaux en même temps que la musique permettraient à cette dernière d’être mieux valorisée et de trouver plus facilement le chemin de la monétisation.
De plus, il ne faut pas écarter de ces outils toutes les musiques traditionnelles, dont un grand nombre sont libres de droits d’auteur.
Développer l’information autour de ces musiques est également un moyen de permettre l’accès au catalogue le plus large avec les outils qui permettent de spécifier des choix. L’interopérabilité des métadonnées et la publication de certaines d’entre elles sur le principe de l’open data est également un enjeu de la diversité culturelle. C’est de tout cela qu’il sera question au cours de cette première « live conférence » avec un objectif, favoriser l’émergence d’un outil d’information ouvert qui donne accès aux plus d’éléments possible sur la musique et ceux qui la font.
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[ replier ]En cherchant à limiter le streaming gratuit les maisons de disques n’apportent qu’un début de réponse à une bonne question : comment payer pour la musique ?
Le nouveau sésame de la musique, c’est l’URL. Ça tombe bien, Paris Mix s’est associé au Bureau Export, à La Cantine et à Owni Music sur l’organisation de débats mensuels intitulés Music Net.Works
La première édition, le 21 février, portera sur le thème : Le mp3 est mort, vive l’URL ! : voir ci-dessous
Cette lettre devient mensuelle. Abonnez-vous !
Parix Mix ouvre une veille sur twitter : @ParisMix sur les questions Musique et Innovation en publiant régulièrement des liens vers des articles ou études qui pourraient vous intéresser.
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En cherchant à limiter le streaming gratuit les maisons de disques n’apportent qu’un début de réponse à une bonne question : comment payer pour la musique ?
Alors que la Carte Musique peine à prendre son envol, la question du consentement à payer la musique revient au cœur du débat. L’échec de la Carte Musique a probablement des causes multiples : mauvaise communication, absence de carte physique, manque d’ergonomie du site web, absence d’appli mobile… Soit, laissons encore une 2ème chance à cette Carte, sachant tout de même que celle-ci avait été conçue pour être un accélérateur de tendance… en cas de succès, mais d’échec aussi.
Et voilà que revient en force la question du consentement à payer la musique. S’ils ne veulent pas de la Carte musique, n’est-ce pas simplement le signe évident que les consommateurs n’ont pas envie de payer pour de la musique ! Aujourd’hui, le « piratage en p2p » est derrière nous ; une étude réalisée par Envisional montre que la musique représente moins de 3% du top 10.000 des fichiers les plus partagés sur BitTorrent. Même si Torrentfreak affirme que les pirates sont toujours là, et met en doute les critères de cette étude, ce blog dédié à BitTorrent reconnaît que partout dans le monde, l’industrie musicale propose des alternatives au piratage.
C’est dans ce contexte, où le public n’a pas encore vraiment accepté l’idée de limiter ses usages à ce qui est strictement légal, que des capitaines de l’industrie du disque engagent dans un combat contre les services légaux gratuit. Ils souhaitent arriver à limiter leur attractivité : moins d’écoute d’un même titre, durée d’écoute gratuite limitée, plus d’interruptions publicitaires…. Pascal Nègre, PdG d’Universal mais aussi président de la SCPP (société de gestion collective, des majors notamment) est monté au front en expliquant sur son blog « Comment le streaming gratuit financé par la publicité peut s’inscrire dans un développement durable ». Trois jours plus tard, le directeur de la SPPF (société de gestion collectives des labels indépendants) lui emboîtait le pas en écrivait une tribune sur PC Impact pour affirmer que « La gratuité n’est pas un modèle économique viable pour l’industrie musicale ». Les plus petits labels s’interrogent aussi, par exemple dans cette tribune publiée dans Libération et intitulée « Deezer, Spotify, YouTube et les autres... m’ont tué ».

Producteurs et marchands de musique enregistrée n’ont pas tort : les diffusions gratuites sur Deezer ou Spotify rémunèrent trop peu la musique, en regard de ce que rapporterait la vente de disque ou l’écoute dans le cadre d’abonnement premium. Mais ce raisonnement suffit-il à amener le consommateur à accepter de payer ? On l’a vu, la Carte musique n’a pour l’instant pas joué de rôle accélérateur tandis que les abonnements payants à Deezer explosaient grâce à Orange car ils sont servis en bundle… gratuitement.
Certains observateurs considèrent depuis toujours que la musique en ligne ne peut qu’être gratuite (bien non rival, etc…) d’autres commencent à se ranger à cette position, considérant que le public acceptera sans doute un jour de payer pour un service, mais pas pour la musique qu’il y a dedans. Si vraiment la musique devait être définitivement considérée comme gratuite pas les Digital native, ne faut-il urgemment engager des solutions pour la financer autrement, plutôt que de briser dans l’œuf des initiatives encore jeune comme Deezer ou Spotify qui ont le mérite d’être légales, de permettre de mesurer les écoutes et donc de rétribuer les ayants droits, mais aussi d’adresser les auditeurs puisque ces services bien que gratuits impliquent d’ouvrir un compte avec mot de passe…

Développer les usages légaux sur le Net ne signifie pas forcément que l’on doive à tout prix vendre la musique numérique directement au public. Il faut sans doute reconstruire une chaîne de valeur, de la création à la diffusion qui prenne en compte les différents usages : ceux où le public achète en direct, ceux où la musique est payée en direct par les fournisseurs de services, ceux où les transporteurs contribuent à la création. Est-ce une bonne idée d’amener le jeune public à quitté Deezer gratuit en espérant qu’il s’abonne ? N’est-ce pas jouer à l’apprenti sorcier et renvoyer le fan de musique à ses sites favoris mais illégaux ? Tous les jours apparaissent de nouveaux outils d’échange, notamment dans le cloud où l’espace est privé, puisque protégé par mot de passe, et où rien ne permet de rémunérer les artistes et tous ceux qui font la musique. Faut-il interdire ces nouveaux usages ? Inimaginable ! Il faut donc qu’ils contribuent eux aussi à financer la création. Comment ? Il faut en parler…
La musique devient ATAWAD : accessible partout, tout le temps sur n’importe quel appareil (AnyTime, AnyWhere, AnyDevice) – mais on n’a toujours pas de réponse à la question de savoir qui doit payer la payer, combien et comment. Il serait temps de s’en préoccuper !

Alors que les usages de consommation de musique enregistrée subissent de profondes mutations, peut-on considérer que l’immatériel primera sur le fichier, de quelle manière et avec quels résultats pour les différents acteurs concernés ?
C’est avec ce thème volontiers provocateur que Music Net.Works vous invite à sa première édition le lundi 21 février à 19h00 à la Cantine.
Pour nous éclairer sur le sujet, un panel d’experts débattra et nous proposera sa vision professionnelle de cette évolution majeure de la musique enregistrée.
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[ replier ]Europe : enquête formelle contre Google • Marché de la musique enregistrée en recul • Un prix Goncourt en licence creative commons ? – Murdoch vend MySpace et ouvre un quotidien sur iPad - iPad super star de la monétisation des contenus • Revue de presse
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La Commission européenne a ouvert une enquête formelle contre l’américain Google, pour abus de position dominante dans la recherche en ligne. Bruxelles agit à la suite de plaintes de fournisseurs de services de recherche en ligne concurrents : Ciao, un portail racheté par Microsoft, le français ejustice.fr et le britannique Foundem. Ces derniers accusent Google de favoriser ses propres services dans ses résultats de recherche, au détriment des leurs.
"Cette ouverture de procédure n’implique pas que la Commission possède des preuves de l’existence d’une infraction" mais "seulement que la Commission conduira une enquête approfondie sur ce dossier, de manière prioritaire", souligne-t-elle dans son communiqué. Bruxelles compte aussi se pencher sur "les allégations selon lesquelles Google imposerait des clauses d’exclusivité à des partenaires publicitaires, en leur interdisant de disposer certains types de publicités fournies par des concurrents sur leur site web".
Cette enquête n’est pas une surprise. Elle avait même été suggérée dans le rapport Zelnik l’an dernier. En effet, l’entreprise américaine domine très largement le marché mondial de la recherche et de la publicité sur l’internet, sans compter un nombre croissant d’activités annexes développées au fil des ans dans la vidéo en ligne (YouTube), la numérisation de livres (GoogleBooks), la cartographie (Google Map, Google Street View), la téléphonie, la télévision, la musique...
Le commissaire à la Concurrence, Joaquin Almunia, a rappelé que le groupe affichait une part de marché "supérieure à 90%" pour la recherche sur internet en Europe. Pour la publicité en ligne, sa part de marché européenne était évaluée en 2008 autour de 30%.
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Le Snep a publié un chiffre en recul de 2,2 % pour la musique enregistrée sur les 9 premiers mois de 2010 : 340 millions d’euro. Si le numérique poursuit sa croissance à deux chiffres (+ 14,2 %, à 64,3 M€), le marché physique recule de 5,4 % sur la période (à 275,9 M€). Ainsi, la tendance générale se poursuit : les ventes numériques, bien qu’en progrès (elles représentent aujourd’hui 19% du marché), ne compensent pas les pertes sur les ventes de disque.
Denis Ladegaillerie, président du syndicat, considère que cette tendance à la baisse pourrait se poursuivre, considérant qu’à l’horizon 2015, le disque risque de ne représenter plus que 10% du marché de la musique enregistrée.
C’est pourquoi le Snep compte sur l’Hadopi pour limiter le piratage et sur la Carte musique pour booster les ventes en ligne, à la condition que le dispositif, « correctement relayé sur les plateformes soit moins absent des médias ».Le Snep projette d’organiser une grande campagne de communication autour la Carte dans les semaines à venir.
Par contre, le syndicat du disque considère qu’il n’est pas nécessaire de modifier la structure du marché pour lui permettre d’accélérer sa progression. Il reste vent debout contre la gestion collective des droits voisins sur Internet tout en prônant une harmonisation européenne de la TVA afin de mieux réguler la concurrence.
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Flammarion, éditeur du livre de Michel Houellebecq, La carte et le territoire, Prix Goncourt 2010 a décidé de porter plainte contre les sites qui mettent cette œuvre à disposition sur le Net, considérant qu’elle est libre de droit. « Nous allons entreprendre des démarches juridiques à l’encontre des intéressés, en commençant par une mise en demeure. Et si cela ne suffit pas, nous engagerons des actions », a déclaré Gilles Haéri, le directeur général des éditions Flammarion. L’auteur a en effet repris dans son roman quelques éléments de l’encyclopédie libre Wilipédia, amenant le blogeur et juriste Florent Gallaire à considérer qu’en conséquence, l’œuvre devait forcément se voir appliquer le même régime.
En effet , Wikipedia étant en licence « Creative Commons By-Sa », il est possible d’utiliser et de copier ce qui est écrit sur Wikipedia à deux conditions : citer l’auteur et accepter que votre création soit sous la même licence Creative Commons, donc libre de copie pour un usage non commercial. « Je cherche juste à créer une sorte de jurisprudence qui oblige à respecter les termes de la licence creative commons », affirme Florent Gallaire, qui a finalement accepté de retirer le lien vers le téléchargement de l’œuvre de Houellebecq qui se retrouve cependant largement disponible en p2p.
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Rupert Murdoch, propriétaire d’un des plus grand groupes de presse a été le premier à vouloir relancer le payant - versus le gratuit disponible sur le Net et notamment sur Google news. C’est lui qui a fait basculer le site du New York Times du gratuit au payant avec pour l’heure un succès mitigé : le site a perdu 87% de son trafic soit près de 20 millions de visiteurs et a généré 100.000 abonnés payants.
Le tycoon poursuit sa quête du Graal numérique en lançant le premier quotidien 100% iPad et sans papier. Pour se faire, il embauche 100 journalistes.
Dans le même temps, il s’apprête à abandonner ce qui aura été le premier réseau social d’envergure, MySpace en déclin face au succès exceptionnel de FaceBook.
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Depuis son lancement , tous voient dans l’iPad – qui est en quelque sort à la presse ce que l’iPod aura été au disque - la solution miracle au déclin des ventes physiques.
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A noter qu’en débarquant sur iTunes, les Beatles ont fait un flop dans la blogosphère des fans d’Apple . Ils ont cependant enregistré une belle performance : sur la première semaine de commercialisation le catalogue des Fab Four a cumulé 2 millions de téléchargements pour les morceaux individuels et 450 000 albums selon la Pomme.
Enquête sur la nébuleuse des holdings de Spotify (sur Zdnet)
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Merci et à bientôt
[ replier ]Les droits d’auteur en réforme européenne et britannique • Le tout gratuit sur Internet au forum d’Avignon • Vers une concentration de l’offre de musique en ligne ? • L’écoute de musique en streaming sur Internet dans le top 10 des usages • Quel impact pour l’Hadopi ? • Lancement de la carte musique • Tous contre Google • Revue de presse
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C’est Nelly Kroes, la Commissaire européenne en charge des nouvelles technologies qui a allumé la mèche durant le Forum d’Avignon en appelant à une importante refonte du système de droits d’auteurs, selon elle trop national et trop "fragmenté". « Le système actuel de fragmentation des droits d’auteur par pays n’est plus adapté, car les œuvres d’art ainsi que le piratage n’ont pas de frontières sur Internet. Les politiques ont conscience qu’ils doivent agir. La question est de savoir pourquoi le piratage prospère. C’est parce que notre système est dépassé ! Il faudrait mettre en place un système transnational et construire un marché unique et légal des droits d’auteur », a déclaré la Commissaire.
Cette réforme figure parmi les objectifs majeurs du Digital Agenda 2010-2020. « Avec Michel Barnier et d’autres collègues, nous allons nous attaquer à ce problème et créer un nouveau système pour protéger les artistes », a t’elle indiqué.
La Commission européenne fera des propositions courant 2011. Le Commissaire au Marché intérieur, Michel Barnier a fait savoir qu’il serait lui aussi favorable à une démarche plus européenne, « vers davantage de modernisation et de transparence avec la création de guichets uniques qui faciliteront l’usage et la délivrance de licences paneuropéennes couvrant le territoire de plusieurs Etats membres. Ceci devrait favoriser et faciliter les offres légales en ligne ». Par ailleurs, des propositions seront faites prochainement concernant les oeuvres orphelines, pour lesquelles les détenteurs de droits ne peuvent pas être identifiés l’idée étant de permettre un usage non commercial le plus large possible, notamment via des bibliothèques numériques publiques dont Europeana, la bibliothèque culturelle en ligne européenne.
Au Royaume-Uni aussi : Le Premier ministre David Cameron annonce une réforme du droit d’auteur britannique afin de l’adapter à Internet :
www.lemonde.fr
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Alors que plus de 7 Français sur 10 estiment que les nouvelles technologies démocratisent l’accès à la culture, une majorité relative (44%) ne souhaite pas payer pour les contenus culturels sur le net, selon un sondage BVA réalisé pour le compte d’Orange à l’occasion du Forum d’Avignon.
Cette réticence est plus prononcée chez les plus jeunes et les plus de 50 ans. Parmi les Français qui se disent prêts à payer pour accéder à du contenu culturel en ligne, 27% le feraient pour acheter ou louer des films, 26% pour télécharger de la musique, 19% des livres, 14% de la presse (journaux/magazines), 12% des jeux vidéo, et 8% des séries TV.
Question de budget ou de milieu socio-culturel ?
Les Français dont le foyer gagne moins de 1.500 euros par mois sont 50% à refuser de payer pour du contenu culturel sur le Net, contre moins d’un tiers de ceux qui gagnent plus de 3.500 euros par mois. De manière générale, 62% des sondés considèrent que c’est principalement l’Etat et les collectivités publiques qui doivent contribuer au financement de la culture. Un quart des sondés (26%) estiment cependant que ce rôle doit revenir autant à l’Etat qu’aux entreprises.…
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L’Observatoire de la musique jette un pavé dans la marre en démontrant, chiffres à l’appui, que le commerce de la musique en ligne poursuit sa concentration autour de quelques grands acteurs globaux. Dans son étude semestrielle sur la musique en ligne, l’Observatoire écrit :
« Après une année 2009 en recul par rapport aux développements des années précédentes, crise et instabilité de modèles obligent, le premier semestre 2010 est marqué par des opérations de concentration. Profitant des positions fragilisées d’opérateurs émergeants, les acteurs dominants procèdent à une intégration d’outils et services et ce, en attente de l’offensive de Google annoncée pour fin 2010. »
L’observatoire poursuit : « La modélisation du marché international, à partir des accords entre les majors et les grandes sociétés américaines de diffusion numérique comme Apple, Amazon, Microsoft ou Google, s’établit à partir des effets de seuil attendus puisqu’elles sont présentes à l’international. Par ailleurs, l’étroitesse de certains marchés risque d’éloigner les diffuseurs américains (le coût d’élargissement d’une licence sur un territoire donné peut être supérieur au bénéfice escompté). Les accords a minima signés sont insurmontables financièrement, pour les PME européennes et françaises dont la valeur ajoutée paraît infinitésimale. »
Cette concentration se ferait au profit des grands catalogues détenus par les majors.
« Les évolutions positives, en termes d’augmentation en volume et valeur, se font au détriment des labels indépendants : alors qu’ils étaient présents sur 94% de sites au 1er semestre 2009, 83% au 2ème semestre 2009, les catalogues de labels indépendants ne sont plus présents que dans 75% des sites au 1er semestre 2010. La disparition successive de sites de moyenne importance de l’échantillon s’est traduite par une consolidation de la représentation des catalogues des majors. »
Une concentration qui se ferait aussi au détriment des plateformes spécialisées : « L’absence de diversité est aussi marquée par la stagnation des sites spécialisés. Moins dynamiques que les boutiques généralistes, les boutiques spécialisées ont surtout revu leurs offres en termes de diversification de contenus et de prix. Pour ces sites, complémentaires aux généralistes, le modèle économique semble plus difficile à atteindre. De manière globale, après la fermeture de 2 boutiques au semestre précédent, 2 nouvelles boutiques sortent de l’échantillon (MusicGiants, Lost Tunes). »
Reste que le marché de la musique en ligne semble prometteur : « Le marché est en augmentation constante sans pour autant compenser les pertes réelles du marché physique. Au premier semestre 2010 : 42,5 M€ TTC, en augmentation de +26,9% en valeur (vs. S1 2009, hors streaming et sonneries musicales, représentant 10,5% en valeur du marché total de la musique enregistrée. »
Évidemment, ces éléments seront à mettre au crédit des défenseurs de la gestion collective des droits de la musique sur Internet, mais aussi des travaux en cours de la Commission européenne pour rendre le droit d’auteur plus fluide par l’attribution de licences européennes et non territoires par territoires comme c’est le cas aujourd’hui.
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Au 3ème trimestre 2010, plus de 10 millions d’internautes ont écouté de la musique en streaming au cours du dernier mois. Ceci représente plus d’un internaute sur 4 (27,4%). Cette pratique fait désormais partie des 10 premiers usages Internet en France, selon l’institut Médiamétrie.
Les internautes qui écoutent de la musique à la demande sur Internet sont plutôt des hommes (56,6%), de catégorie socio-professionnelle supérieure (29,7%). Les étudiants constituent près d’un quart des auditeurs de ces sites de musique (23,8%) alors qu’ils représentent 12% de la population internaute. En effet les jeunes sont les plus nombreux à utiliser ces sites pour écouter de la musique : près d’un auditeur sur 2 (48,5%) a moins de 25 ans.
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Le débat se poursuit entre les pour et les contre sur le thème de l‘impact de l’Hadopi sur les téléchargements illégaux. Dans l’attente d’informations chiffrées sur le décollage (ou pas) du marché de la musique en ligne, favorisé (ou pas) par la Carte Musique, c’est l’Hadopi qui est au centre des préoccupations depuis l‘envoi des premiers avertissements, au début de l’automne.
Deux sondages diffusés simultanément apportent des visions, sinon contradictoires, du moins divergentes sur la manière dont les Français réagissent suite à la mise en place de la riposte graduée.
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Frédéric Mitterrand a affirmé que dans la première semaine suivant le lancement de la Carte Musique, 10.000 personnes se seraient inscrites sur le site du ministère. En attendant des données chiffrées plus précises, il est à remarquer que seules 14 plateformes sont aujourd’hui partenaires de la Carte.
Certaines, comme Spotify ou Mondomix ont annoncé qu’elles pourraient rejoindre le dispositif ultérieurement. Evidemment, cette Carte Musique essuie quelques critiques comme par exemple celles de ce disquaires spécialisé du nord de la France
mais du quotidien Le Monde :
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Les représentants de plus d’un millier d’annonceurs, de fabricants et de médias français ont dénoncé lundi le nouveau règlement du moteur de recherche américain Google permettant d’acheter aux enchères des mots-clés de marques qui étaient jusqu’à présent protégées. Depuis la mi-septembre, un annonceur faisant de la publicité sur Google en Europe peut sélectionner et acheter aux enchères un nom de marque dont il n’est pas le propriétaire.
Ils appellent Google à « se comporter comme un partenaire économique loyal et responsable, respectueux des droits de propriété intellectuelle de ses clients et soucieux de prévenir tout impact négatif lié à son activité. »
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Live Nation Entertainment acquiert la société de billetterie française Ticketnet
Le marché du livre numérique frôle le milliard de dollars aux Etats-Unis
Fusion ARCEP-CSA-Hadopi : Le futur ministère des Guerres coloniales de l’internet
Faites dansez les robots
Pascal Nègre, "Sans contrefaçon" : un bon livre qui évite sa conclusion
Le jour où j’ai essayé de détester Pascal Nègre
La radio reste le premier vecteur de découverte de nouveaux talents
Du 22 à Asnières à Twitter, la France entre dans l’économie 2.0... sans bruits, sans cris et sans fureur
On ne présente plus Jean-Michel Billaut tant il s’est investi dans la révolution numérique. Dans les années 90 et 2000 avec l’Atelier numérique BNP Paribas et aujourd’hui, à la retraite en 2.0 sur son blog où il diffuse les interviews de tous les acteurs français du web.
Dans une analyse intéressante, il identifie une France à deux pôles, celui qui a encore le pouvoir mais qui est resté au 1.0 et celui qui s’apprête à prendre le pouvoir en étant déjà depuis longtemps inscrit dans ce nouveau monde économique et sociale du 2.0. Oui, mais quand ?
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Merci et à bientôt
[ replier ]Dailymotion signe avec l’INA • Qtrax relancé en Asie • Le Figaro lance « Le Live » • Google chamboule la TV • Revue de presse
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C’est l’accord le plus important que Dailymotion ait jamais passé avec un fournisseur de contenus. Jusque-là, les principaux contrats portaient sur quelques milliers de vidéo clips avec les majors du disque. Là, il s’agit de 50 000 vidéos, dont la totalité des journaux télévisés diffusés sur toutes les chaînes entre 1971 et 2008. Cet accord de diffusion fait l’objet d’un partage des recettes publicitaires à parité avec l’INA qui devrait ainsi élargir son audience en bénéficiant de l’exposition mondiale de Dailymotion. Aux Etats-Unis, l’hébergeur français a vu son volume d’activité doubler en un an pour atteindre 15 millions de visiteurs uniques en septembre (sur un total de 72 millions dans le monde).
Par ailleurs, DailyMotion se diversifie sur le marché entreprise. La plateforme vient juste de lancer un nouvelle offre « Dailymotion Cloud » : un lecteur vidéo en marque blanche qui permet aux professionnels de créer leur site de vidéo en leur nom propre. Une activité qui a vocation à représenter à terme 15% du chiffre d’affaires de l’entreprise (de l’ordre de 30 M€).
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Le premier service légal d’échange de musique en P2P avait fait grand bruit au Midem 2008 avec un lancement… raté. Il vient finalement d’ouvrir, non pas aux Etats-Unis comme prévu à l’époque mais en Asie : Inde, Singapour, Malaisie, Hong Kong, Australie et Nouvelle Zélande. D’autres territoires pourrait ouvrir par la suite et notamment, Afrique du Sud, Russie, Argentine, Brésil, Chili, Taiwan en Chine. Cependant, il n’y a pas de projet d’ouverture en Europe ou en Amérique du Nord.
Qtrax permet d’échanger gratuitement des fichiers musicaux en P2P. Ceux-ci sont protégés par WMA, l’outil de gestion des droits (DRM) de Microsoft et ne sont donc pas exportables sur d’autres plateformes. La spécificité de ce service de P2P légal est aussi qu’il est gratuit, financé par la publicité. D’où son lancement dans des pays émergents ou des pays qui n’ont pas encore à proprement parler de marché de la musique en ligne.
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La presse quotidienne, ce n’est pas que du papier. Depuis fin octobre, Le Figaro a ouvert les portes de son studio à la scène musicale avec « Le Live ». Chaque week-end, un artiste sera d’abord interviewé par la rédaction et proposera ensuite une session live intimiste de deux ou trois morceaux filmée par six caméras.
A l’image du Talk Orange pour la politique ou du Buzz Média, Le Figaro développe ainsi un nouveau support vidéo dédié à l’actualité culturelle et musicale. Aaron est le premier invité. Il sera notamment suivi de Raphaël, June & Lula et Kaolin.
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La TV connectée. C’est le grand sujet du moment : une télé qui permet de recevoir la TNT certes, mais surtout de télécharger des vidéos à la demande, de regarder Youtube ou DailyMotion sans allumer son ordinateur…. Ce sont aussi des widgets qui fleurissent sur l’écran et permettent d’accéder à la météo, l’info trafic ou les jeux vidéo bref, de construire son programme, par exemple en ciblant ses recherches avec Google TV.
Star du salon IFA de Berlin en septembre dernier, ces écrans connectés au réseau ne représentent pas qu’une évolution technologique, ils sont aussi au début d’un bouleversement de la chaîne de valeur dans l’audiovisuel. Et c’est précisément les chaînes qui pourraient en souffrir, en perdant le contact avec leurs téléspectateurs qui, en allant chercher les contenus à leur guise sur le net, via Google par exemple, permettraient à ce dernier de s’emparer des recettes publicitaires.
Mais qui va donc financer les programmes ?
Alors que la presse avait accepté de laisser Google News piocher gratuitement dans ses contenus, la télévision ne se laisse pas faire. Aux Etats-Unis, les grands networks ABC, CBS et NBC ont décidé de bloquer les accès à Google TV. L’histoire ne dit pas encore qui, des chaînes de télévision ou de Google TV saura capter l’audience et donc la monétiser…
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Le Web est mort, vive Internet : Prospective ou débat de Geek ?
Les applications mobiles sont à la mode au point que Chris Anderson, rédacteur en chef du fameux magazine Wired affirmait récemment : « Le Web est mort, vive Internet ! ». Pourtant, le web pourrait faire son grand retour grâce à l’html 5, une version actualisé et enrichie du langage html que nous utilisons depuis 1997. D’aucuns affirment ainsi que d’ici quelques années, les applications seront rangées aux oubliettes et que nous aurons à nouveaux des navigateurs pour circuler sur le web, même sur nos smartphones.
Musique et presse, mêmes réalités numériques
La presse, comme la musique, perd des clients qui n’achètent plus le journal physique, mais consomment de plus en plus d’informations. Ainsi, le New York Times a désormais plus d’abonnés sur Twitter que d’acheteurs dans les kiosques.
Google music ouvre en Inde
Pourquoi Apple a raison d’avoir peur de Spotify par Philippe Astor
L’INA ouvre son site InaGlobal, sur la vie des medias
La bataille du contrôle de nos téléphones mobiles par Benoît Raphael
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Merci et à bientôt
[ replier ]• Noomiz s’ouvre au public • La Sacem signe avec YouTube • L’Hadopi lance ses Labs • Google prend ses marques en France • Revue de presse
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Plateforme sociale qui se veut lien entre artistes en émergence et publics, le site Noomiz.com a ouvert ses portes après quelques mois de tests en version Beta. Les internautes amateurs et défricheurs de musique peuvent s’y inscrire gratuitement. Les recommandations qui leur sont proposées s’appuient sur les internautes partageant les mêmes goûts.
De leur côté, les artistes peuvent y créer leur blog et utiliser différentes fonctions d’export et des widgets qui leur permettent de s’afficher facilement sur la toile, et sur FaceBook en particulier.
Noomiz s’inscrit résolument dans l’industrie musicale, considérant que le rôle des éditeurs et producteurs reste essentiel dans le développement des carrières. A travers un classement mensuel des artistes émergents sur Internet (le Top Noomiz), la startup française permet chaque mois à dix artistes sélectionnés de rencontrer les directeurs artistiques de quatre structures partenaires (Atmosphériques, AZ, Chrysalis Music France et Universal Music Publishing).
Noomiz ne perçoit aucun bénéfice financier de ces mises en relations, pas même de pourcentage en cas de signature ou de succès d’un de ses poulains. Le business model de la société s’appuie sur ses clients professionnels dans 3 grands domaines, au moyen notamment d’une technologie innovante de mesure d’audience de la musique online : la détection, la promotion d’artistes online, et le marketing. Quelques maisons de disques seraient déjà clientes. Le point mort devrait être atteint en 2012.
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Après des années de négociations difficiles, la Sacem annonce la signature d’un accord qui couvre la diffusion en France du répertoire musical mondial sur la 1ère plateforme de vidéo en ligne. Cet accord est rétroactif et porte jusqu’à fin 2012. Les sommes dues aux créateurs pour la période 2006-2010 seront donc calculées en fonction de la part de marché de YouTube et des montants versés par ses concurrents. A l’avenir, YouTube devrait également fournir des données précises sur l’utilisation de chaque œuvre.
Ce n’est pas la première fois que la Sacem signe avec une plateforme vidéo. Dailymotion paye des droits d’auteurs depuis 2008. Ce n’est pas la première fois non plus que YouTube signe avec une société d’auteur. De grands pays européens ont déjà signé : Grande Bretagne, Espagne, Italie, Pays-Bas…
Reste que cet accord est emblématique. Il permet à la Sacem d’affirmer haut et fort que le principe du droit d’auteur est soluble dans l’Internet et dans les sites de partage : « Il était en effet essentiel et symbolique que ce vecteur majeur d’échanges entre internautes qu’est YouTube permette aux créateurs d’être rémunérés lorsque leurs œuvres sont découvertes et appréciées sur ce site. », commente ainsi Bernard Miyet, président du directoire de la Sacem.
En contrepartie, un tel accord permet à YouTube de s’enlever une épine du pied, pour pas trop cher. En effet, comme toujours dans ces cas là, ni les montants ni les assiettes de calcul n’ont été révélés. On peut penser qu’ils sont faibles. Dans le cas de YouTube, entreprise planétaire aux adresses multiples, prélever un pourcentage du chiffre d’affaires réalisé sur le territoire français parait utopique. Chaque jour, deux milliards de vidéos sont visionnées, établir une répartition juste dans ce cadre est d’une grande complexité.
On peut même aller jusqu’à estimer que les investissements nécessaires pour mettre en place une répartition juste des droits seront supérieurs durant quelques années aux montants versés par YouTube. Mais c’est un investissement à moyen terme et, avec YouTube, la Sacem sauve le droit d’auteur et ouvre la voie à la signature d’autres accords avec MySpace et Facebook. Analyses :
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Bien sûr, il n’est pas une journée sans voir que le #hadopi http://twitter.com/search?q=%23hadopi ne déborde de tweets. Reste que ces derniers jours ont été particulièrement intenses pour la Haute Autorité qui a lancé son site et présenté son activité en conférence de presse avec notamment le lancement de 5 laboratoires de réflexion : Réseaux & techniques ; Economie numérique de la création ; Usages en ligne ; Propriété intellectuelle & Internet ; Internet & société. Ces ateliers de recherche, confiés à des experts indépendants nommés par le Collège de l’Hadopi, ont vocation à faire émerger des propositions. Ils sont ouverts à tout contributeur pourvu qu’il soit en nom propre (non anonyme) et s’engage à respecter la charte éditoriale. Mais certains boycottent déjà.
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Depuis, un an, la filiale française de Google n’avait pas de directeur. Annoncé au début de l’été, la nomination de Jean-Marc Tassetto ancien directeur général de la division grand public et marketing de SFR a pris effet début octobre. Le nouveau directeur général de Google France devra notamment mettre en place les nouveaux projets présentés à Paris le mois dernier par Eric Schmidt, Pdg de Google.
Cet ambitieux programme devrait faire de Paris une tête de pont pour les activités de Google en Europe : création d’un centre R&D et d’un “institut culturel orienté numérique” à la dimension européenne, soutien aux filières scientifiques d’universités françaises (sous forme de bourses), programme pour le développement numérique des TPE/PME.
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Spotify arrive sur les terminaux Windows Mobile
Après avoir été décliné sur l’iPhone, sur les smartphones Android et les mobiles Symbian, Spotify, le site d’écoute de musique en streaming, lance son application disponible pour les terminaux sous Windows Mobile 6 et bientôt sous Windows Phone 7.
Cette application permet ainsi d’accéder à l’écoute en streaming du catalogue de 8 millions de titres proposé par la plate-forme musicale en mode Wi-Fi ou 3G.
L’application Spotify sous Windows Mobile 6 offre également un stockage limité de morceaux de musique, pour pouvoir ensuite les écouter hors ligne, en avion ou dans le métro par exemple. En outre, cette application permet de synchroniser ses playlists.
La TV connectée au net, une idée dans le vent avec Google TV
http://electronlibre.info/Television-connectee-Google,00890
http://blog.talan.fr/2010/07/05/la-...
Vers un ralentissement des ventes de mp3 aux Etats-Unis ?
http://www.musicweek.com
Le marketing musical vu par Virginie Berger
http://rockaixpress.com/?marketingm...
• Google music • Le rapport Gallo au parlement européen • La musique et l’exemple du cinéma… • Décollage de la musique en ligne ?
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Google serait en négociation avancée avec les ayants droit américains pour le lancement de son offre Google Music, qui combine un service de téléchargement et un système de stockage personnel déporté ouvert à tous les fichiers musicaux, quelque soit leur provenance.
Le principe est de permettre à tout abonné d’uploader sa musique dans un casier virtuel, privé et protégé, afin de pouvoir y accéder tout le temps, en tous lieux, quel que soit appareil utilisé (anytime, anywhere, any device).
Il serait ainsi possible de mettre toute sa musique sur un serveur déporté, quelle que soit sa provenance, et d’y ajouter des titres achetés sur Google music. L’abonnement serait de l’ordre de 25 dollars par an dont la moitié reversée aux producteurs, et 10% aux éditeurs. Google envisage par ailleurs de doter son système de fonctions sociales permettant notamment à ses abonnés de partager playlists et recommandations, de titres ou d’albums.
Selon le magazine Billboard, les négociations sont en bonne voie. Les maisons de disques pouvant, en contrepartie, demander à Google d’intensifier sa lutte contre le piratage en ligne, en excluant plus systématiquement de ses pages de résultats les liens vers des contenus litigieux. Ce système de casier virtuel commence également à être proposé en Europe.
Se pose alors la question cruciale de savoir s’il peuvent ou non bénéficier du régime de la copie privée. Si oui, ce serait la porte ouverte à un système de gestion collective avec répartition automatique aux trois grandes familles d’ayants droit : auteurs/compositeurs/éditeurs ; artistes/musiciens ; producteurs. Si non, ce serait l’occasion de négociations au cas par cas et d’avances éventuelles, comme c’est déjà le cas pour les offres de streaming ou de téléchargement au titre.
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"Le Parlement européen prend enfin ses responsabilités et refuse la polémique stérile", a déclaré Marielle Gallo député européen et rapporteur du texte sur le renforcement de l’application des droits de propriété intellectuelle sur le marché intérieur, suite à l’adoption de son texte par le Parlement européen en séance plénière, le 22 septembre, par 328 voix contre 245.
Ce texte réaffirme l’importance économique de la propriété intellectuelle et prône un renforcement des actions pédagogiques et de la lutte contre le piratage. Il soutient notamment la signature des accords ACTA sur le droit d’auteur, actuellement en cours de négociation. Alors que les eurodéputés avaient adopté, le 7 septembre, une résolution hostile au traité ACTA et au secret entourant ses négociations, ils ont voté en faveur du rapport Gallo. Une manière d’envoyer un signal fort sur la volonté du parlement de réguler les droits de propriété intellectuelle sur le net, en accord avec les usages des internautes européens.. Dans un communiqué de presse commun, les producteurs phonographiques du Snep et de l’Upfi se félicitent de ce vote « qui réaffirme l’importance du renforcement de l’application des droits de propriété intellectuelle pour toute une filière économique ».
« Par ce vote, les eurodéputés appellent la Commission à préconiser des sanctions en cas de téléchargement illégal, ouvrant ainsi la voie à une lutte efficace contre le piratage en ligne à l’échelle européenne » expliquent le deux syndicats. Ce rapport, qui n’a pas force de loi, a été vivement critiqué par plusieurs personnalités et partis de gauche, ainsi que par les organisations de défense des internautes comme la Quadrature Net qui estime que "le rapport Gallo illustre la volonté des industries du divertissement d’imposer une police et une justice privées du copyright sur le Net".
"Malgré les réactions passionnelles voire agressives qu’il a suscitées, le rapport qui a été adopté aujourd’hui est un rapport équilibré. Il ne porte aucun préjugé sur les éventuelles sanctions à imposer et ne prévoit en rien un "hadopi" européen, contrairement à ce qui a été soutenu" déclare Marielle Gallo, auteur du rapport. "Il y a eu une véritable campagne d’intimidation autour de ce sujet qui intéresse au plus près nos concitoyens, je crois que nous ne pouvons pas nous permettre de tomber dans la démagogie et l’angélisme" conclut-elle.
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Dans un communiqué intitulé « Le Plan Cinéma est un modèle ; Le Plan Musique est un échec », le syndicat des producteurs indépendants, Upfi, demande la mise en place d’une contribution des FAI au financement de la production française sur le modèle du cinéma, via la création d’un compte de soutien à la production musicale, à l’image de la taxe COSIP qui finance le cinéma. « Les réseaux servent à accéder aux contenus : films, musiques, livres, informations, programmes éducatifs. Les citoyens/consommateurs s’abonnent à ces réseaux pour accéder à tous ces contenus. Les réseaux doivent alors financer en partie la production de ces contenus », explique le syndicat dans ce communiqué.
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Dans une étude publiée en septembre le cabinet canadien IE Market Research estime que le marché de détail de la musique en ligne et sur les mobiles (téléchargement et abonnement) atteindra 32,5 milliards de dollars dans quatre ans contre environ 8 milliards de dollars aujourd’hui.
Cette prédiction table sur une croissance significative du nombre de consommateurs de musique dématérialisée dans le monde, qui devrait passer de 800 millions aujourd’hui à 1,6 milliard en 2014. De même, le nombre de personnes qui téléchargent depuis leur mobile devrait doubler pour atteindre 1 milliard en 2013. L’essentiel de la croissance du marché proviendra de l’abonnement à des offres de musique sur Internet ou mobile, estime le cabinet d’études.
C’est la première fois depuis longtemps qu’un analyste se risque à des projections aussi optimistes. Etude à prendre avec des pincettes évidemment, la plupart des analyses sur la musique en ligne s’étant révélée infondées.
L’étude en extraits
Hugo Amsellem dénonce ce business des études sur son blog
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eMusic pourrait signer avec Universal et EMI
Après avoir signé avec Sony Music et Warner, le magasin en ligne historique de la musique indépendante pourrait élargir son offre à près de 17 millions de titres en distribuant les catalogues des deux majors qui lui manque : Univeral et EMI.
sur www.generation-nt.com
rdio est en ligne, uniquement pour les US et le Canada
Ce nouveau service de streaming ressemble comme deux gouttes d’eau à spotify ou deezer sauf qu’il n’existe pas de formule gratuite financée par la publicité comme ici en Europe.
sur www.clubic.com
Apple devient la seconde capitalisation boursière du monde, derrière ExxonMobil
En mai dernier, Apple devenait la troisième société la plus chère du monde, prenant la place de son éternel ennemi, Microsoft. Jeudi 23 septembre, Apple est monté sur la seconde place de ce podium, reléguant PetroChina à la troisième, grâce à une capitalisation de 266 milliards de dollars (199 milliards d’euros), contre 310 milliards pour ExxonMobil (232 milliards d’euros).
sur www.radiobfm.com
Une licence globale libre ?
Richard Stallman, le pape du logiciel libre et fondateur de la Free Software Foundation souhaite la mise en place d’une rémunération pour les « artistes » sur Internet, en échange d’une libéralisation des échanges de pair à pair.
sur www.p2pon.com
La musique, un bon produit d’appel pour les virus
Le site Songlyrics.com, l´un des plus populaires sites de paroles de chansons au monde a été infiltré par des pirates
sur www.zataz.com
Deezer inaugure son application iPad
Le service d’écoute de musique en streaming Deezer possède désormais une application pour l’iPad d’Apple, lui permettant de mettre en avant son offre premium payante.
sur www.itespresso.fr
Spotify franchit le cap des 10 millions d’utilisateurs…
… dont 500.000 payants pour le service prmium à 10 euros par mois. Ce service est disponible dans 7 pays européens : l’Angleterre, la Finlande, la Norvège, la Suède, les Pays-Bas, la France et l’Espagne
sur www.accessoweb.com
Le blog du mois
Emmmanuel Legrand, journaliste français installé à Londres, spécialiste de l’industrie musicale, vient de créé son blog dans la langue de Shakespeare :
sur legrandnetwork.blogspot.com
Orange se marie à Deezer – Jiwa dépose le bilan - les FAI deviennent des acteurs incontournables de la filière musicale – la gestion collective des droits musicaux sur internet en suspens.
contact : musiques-innovation@parismix.fr

L’annonce a eu lieu à la fin du mois d’août : Orange est entré dans le capital de Deezer à hauteur de 11%. En retour, la plateforme de streaming pourra développer son offre payante de musique en ligne sur les téléphones mobiles de l’opérateur. Orange s’engage en effet à inclure gratuitement ou à prix réduit l’abonnement "premium" de Deezer auprès de ses nouveaux clients mobile et Internet.
L’alliance avec Orange devrait permettre à l’offre de décoller : l’opérateur et le site de streaming visent 200 000 abonnés au service "Deezer Premium", d’ici à la fin de l’année et espèrent flirter avec la barre du million à fin 2011. A ce jour, Deezer a 25 000 abonnés payants (ils sont plus de sept millions de visiteurs uniques sur le service gratuit).
En réalisant ce type d’accord, les opérateurs de télécom et fournisseurs d’accès (FAI) sont en passe de devenir les principaux distributeurs de musique numérique. Dans un billet écrit le 26 août 2010, Fabrice Epelboin aborde la problématique de la neutralité des réseaux. En effet, si Orange travaille main dans la main avec Deezer, quelle place restera-t-il pour les autres plateformes musicales numériques pour les clients d’Orange. Quid de la diversité des offres si les accès aux plateformes sont directement liés aux opérateurs ?
http://fr.readwriteweb.com/2010/08/...
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Depuis quelques temps déjà, le service musical était confronté à différents problèmes de paiement, le tribunal de commerce de Paris a prononcé sa liquidation judiciaire le 29 juillet. Pour Jean-Marc Plueger son fondateur, Jiwa a été victime des exigences des majors du disque, et notamment de leurs minimums garantis, les montants forfaitaires à verser indépendamment du nombre d’écoutes des morceaux.
Est-ce la fin des sites de musique en ligne indépendants en France ? Après le rapprochement de Deezer et du géant Orange, la question que se pose. C’est aussi l’objet d’un rappel à l’ordre de l’Adami, sous forme de communiqué de presse
http://public.adequatesystems.com/p...
« La disparition du site de streaming à la demande, Jiwa, est une très mauvaise nouvelle pour la diversité musicale sur internet. Le secteur de la musique sur internet (téléchargement et streaming) est dominé à 70% par un seul opérateur (i-Tunes) », souligne la société de gestion des droits des artistes.
Surtout, l’Adami évoque l’urgence de la question de la gestion collective des droits musicaux sur internet, proposée dans le rapport Zelnik. « l’accès aux catalogues musicaux doit être facilité par des mesures de régulation que seul l’Etat peut impulser [car] seules les offres légales, gratuites et payantes, ont pu faire valablement reculer le piratage des œuvres sur internet ».
Les dirigeants du Snep, lors de la conférence de presse de rentrée du syndicat des producteurs, ont réaffirmé leur opposition totale à toute gestion collective obligatoire sur Internet. Trois tables rondes (services musicaux, producteurs, artistes) sont prévues dans le cadre de la concertation menée par Emmanuel Hoog, les 30 septembre, 14 et 28 octobre.
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A l’occasion de l’IFA, le principal salon européen d’électronique grand public, le groupe japonais a dévoilé un nouveau service de distribution de films et de musique destiné à tous les produits Sony : les baladeurs Walkman, les PC Vaio, les téléviseurs Bravia, les lecteurs de Blu-ray Disc. Baptisé Qriocity, il sera pour Sony le pendant de l’iTunes Store pour Apple.
Qriocity devrait ouvrir cet automne dans cinq pays européens, dont la France. Il utilisera l’infrastructure technique de PlayStation Network, jusqu’à présent réservée aux utilisateurs de la PlayStation Portable (PSP) et de la console de salon PlayStation 3, dont les ventes cumulées atteignent près de 100 millions d’unités – et 50 millions de membres actifs sur la plateforme PlayStation Network.
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Alors que chacun s’attendait à ce qu’Apple lance une offre de streaming au sein de son système iTunes, c’est d’un réseau social qu’accouche la société de Cupertino : Ping.
iTunes c’est déjà quelques 160 millions de comptes, un parc de 275 millions d’iPods vendus, et de loin, le premier magasin du monde de musique dématerialisée avec depuis son lancement 12 milliards de chansons vendues.
Apple va plus loin en lançant Ping, un réseau social étroitement associé à iTunes. Basé sur le principe de Facebook, il permet de former une communauté d’amis, d’écouter, de télécharger et de partager ses morceaux préférés depuis iTunes, tout en suivant ses artistes préférés.
Ping est aussi un moyen pour Apple d’engendrer des sources de revenus supplémentaires : les membres du réseau social musical peuvent facilement via Ping acheter et télécharger des titres depuis iTunes et se procurer des places de concerts.
Ping a déjà conquis plus d’un milieu d’utilisateurs et fait l’ojet de pas mal de critiques :
http://www.itespresso.fr/reseau-soc...
Pour d’autre, l’arrivée de Ping annonce la fin de MySpace :
http://www.zikinf.com/news/apple-pi...
Le site officiel http://www.apple.com/fr/itunes/ping/
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Le Snep a présenté des chiffres optimistes sur le marché de la musique enregistrée au 1er semestre.
Avec 239,3 millions d’euros (hors taxes) générés, le marché de gros des ventes de musique en France, qu’il s’agisse des supports physiques ou numériques, a progressé de 4,1 % au premier semestre 2010 par rapport à l’an dernier.
Le support physique, qui a représenté 82 % du marché au premier semestre, a connu une hausse de 2,5 % grâce au succès des DVD musicaux (+53,5%), quand les ventes numériques progressent de 12 % et représente 18 % du marché. "On a sur les six premiers mois de l’année une décroissance du marché physique, sur le support CD, qui est revenue à des niveaux raisonnables et que l’on arrive à compenser grâce à la croissance du marché numérique", explique Denis Ladegaillerie, nouveau président du syndicat, qui avoue ne pas savoir si cette tendance soit durable ou conjoncturelle.
Les revenus du marché numérique progressent mais la ventilation reste stable : le download représente 66 % du marché (contre 65), le streaming 27 % (contre 26) et les sonneries mobile 7 % (contre 9). « Le download est de loin notre premier revenu numérique, il est loin d’être obsolète face au streaming, souligne Denis Ladegaillerie qui confie que le download mobile sur iTunes est en nette progression ».
Les membres du Snep veulent être optimistes : « Nous sommes à un point d’inflexion : avec la qualité du service des plateformes qui est au rendez-vous ; les catalogues qui sont désormais largement disponibles ; la carte musique qui est confirmé pour la fin octobre et enfin l’Hadopi se met en place. Tout est là pour le décollage du marché », indique Olivier Montfort, vice président du Snep.
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Une licence globale au Brésil ? C’est ce que propose une trentaine d’organisations d’horizons divers, réunis sous la bannière du Réseau pour la réforme du droit d’auteur.
http://www.numerama.com/magazine/16...
Artistes : les limites du DIY - quelques expériences et réflexions liées au parcours d’un artiste blogger
http://bidibulemusic.blogspot.com/2...
iTunes 10 sert aussi à vendre des places de concert. Live Nation et Ticketmaster réalisent l’agenda concert de la plateforme d’Apple.
http://techcrunch.com/2010/09/01/li...
Après cinq ans d’existence, YouTube, avec un chiffre d’affaires estimé à 450 millions de dollars cette année grâce à la publicité, pourrait enfin dégager des bénéfices.
http://www.nytimes.com/2010/09/03/t...
La « longue traîne » à la radio, aux Etats Unis. Les réseaux musicaux français présentent vraisemblablement le même profil de concentration des play list.
http://digitalmusicnews.com/stories...
Entré mi-juillet dans le top des titres les plus téléchargés, René la Taupe est un pur produit de l’industrie du téléphone mobile.
http://www.rue89.com/2010/08/31/mar...
Les musiciens sont-ils numériquement révolutionnaires ? Une étude permet de distinguer cinq grandes familles organisées autour de la manière dont les musiciens s’insèrent, ou pas, dans la nouvelle ère numérique.
http://www.irma.asso.fr/Les-musicie...
La carte musique sera-t-elle prête au 21 juin ? Et aussi la radio numérique peine à voir le jour.
Après quelques semaines d’interruption notre lettre de veille reprend sa parution dans un nouveau site web tout neuf et avec l’arrivée dans nos équipes de Rémi Bouton.
La Direction générale des médias et des industries culturelles (DGMIC) du ministère de la Culture travaille à marche forcée sur la Carte Musique, une des mesures phare du rapport « Création & Internet » de la mission Zelnik, destinée à favoriser le développement de l’utilisation des services musicaux payants et ainsi à faciliter le décollage du marché en ligne.
L’appel à proposition de la carte (disponible ici) est encore l’objet d’ajustements. Cependant, de grands principes semblent désormais retenus :
A priori, toutes les plateformes, de stream et de download seront éligibles au dispositif quelles que soient leur date de création, à condition qu’elles soient en règle avec les droits d’auteur et les droits voisins. Attention, seules, les plateformes de vente de musique enregistrées seront aidées par ce dispositif qui ne concerne pas les sites musicaux de VOD (clip vidéo ou concerts live) ou les sites de vente de partition.
Reste que la formalisation de ce dispositif demeure complexe et le calendrier très serré. Une chose semble certaine, si la carte musique devait voir le jour le 21 juin, ce sera uniquement sous forme dématérialisée, cette carte n’étant ni un rectangle de plastique, ni encore moins un moyen de paiement comme le souhaitait le consortium Moneo.
Cette carte consistera, dans un premier temps en tous cas, en une inscription sur un site ad hoc. Après s’être déclaré « jeune de 12 à 24 ans » en déclinant son identité, l’utilisateur disposera d’un code lui permettant de bénéficier d’un crédit maximum de 25 euros en souscrivant dans une liste à la plateforme de son choix, celle-ci se faisant rembourser par la suite auprès des services de l’Etat.
Liens :
C’est le chemin de croix de la radio : de la FM au digital. Alors que la télévision numérique (TNT) a 5 ans et qu’elle enregistre le succès, la radio est encore et toujours analogique. Ce n’est pas faute d’avoir essayé : dès le début des années 90, le DAB (digital audio broadcasting) devait changer la face de la radio. Celle-ci devait se numériser bien avant la TV, en même temps que le33T vinyle passait au CD. Las, le DAB sera enterré et l’idée de radio numérique reviendra à l’aube des années 2000 portée par une nouvelle norme prometteuse : le T-DMB (Terrestrial Digital Multimedia Broadcasting). Mais rien n’y fait, le dossier n’avance pas.
La radio, premier média électronique de l’histoire aurait-elle peur de se fondre dans la numérisation ? Ce qui est sûr, c’est que les grands opérateurs commerciaux ont tout intérêt à conserver leur hégémonie actuelle construite sur la rareté des fréquences FM analogiques. Quand aux petits associatifs, ils sont inquiets des coûts générés par la diffusion en numérique et demandent un soutient de l’Etat. Enfin, les opérateurs régionaux craignent que ces nouveaux outils fassent disparaître leur spécificité géographique.
Bref, cette nouvelle technologie pourrait engendrer de nouveaux (dés)équilibres économiques entre les opérateurs et chacun voit ce qu’il pourrait y perdre plutôt que ce qu’il pourrait y gagner. Et puis, la radio elle-même ne risque-t-elle pas d’être affaiblie en passant par les tuyaux numériques ? Si la RNT diffuse des datas et des images, comment penser que cela doit rester de la radio ? Enfin, pourquoi lui offrir une norme dédié alors que, de jour en jour , les auditeurs sont de plus en plus nombreux, à la maison ou sur leur smartphone, à découvrir les vertus de la radio sur IP ?
Enfin, à la différence de la TV, aucune date d’extinction des fréquences FM analogiques, le fameux 88-108 MHz, n’est fixée. Alors, pourquoi se presser, d’autant que la radio ne se porte pas si mal (voir les derniers sondages Médiamétrie : http://www.mediametrie.fr/radio/com...)
Ainsi, à la demande du Bureau de la radio (organe qui représente les groupes RTL, Europe 1, NRJ et Next Radio)et avec l’appui du ministre de la communication, le CSA a reporté le dossier de 18 mois. Il n’y aura pas de radio numérique avant 2011, vingt ans après la création du club DAB !
Victorieuse, la télévision. En même temps qu’il enterrait la RNT, le CSA lançait la TMP ou télévision mobile personnelle. La mobilité, qui était l’apanage de la radio, du fameux « transistor » devient un atout majeur du développement de la TV. Que restera-t-il à la radio ? Les paris sont ouverts.
Liens :
Vendre du contenu « payant » sur le Net, une idée qui avance aussi dans la monde de la presse papier, surtout depuis la lancement de l’iPad. Mais tous ne sont pas du même avis. Quelques liens pour faire une idée autour de la question de l’iPad et de son avenir dans le monde des médias. Ce nouveau device est-il vraiment une clé pour pouvoir monétiser des contenus ?
A l’issue de la remise du rapport, le Président de la République a fait savoir dès le 07 janvier les mesures qu’il entendrait soutenir, parmi lesquelles la “carte musique” dite “carte musique jeune”, dont la valeur pourrait atteindre 200 euros selon Nicolas Sarkozy et la création d’une taxe sur les revenus publicitaires en ligne des grands portails internet, désormais connue sous le nom de “Taxe Google”. Concernant la carte musique, si beaucoup pense que la mesure mérite d’être tentée, on peut douter que cette initiative, qui agit d’ailleurs plus sur la consommation sur que l’offre, réussisse à séduire massivement les jeunes, oubliant au passage les plus âgés... Enfin, la Taxe Google fait déjà largement polémique tant en raison des difficultés techniques que juridiques de sa mise en place et suscite pour le moins de l’ironie chez nos amis anglo-saxons.
Inscriptions, infos et contacts : www.parismix.fr
[ replier ]Les propositions du rapport “Création et Internet” pour le secteur de la musique
Remis au Ministère de la Culture et de la Communication le 06 janvier 2010 et rendu public dès lendemain, le rapport “Création et Internet”, résultat de la Mission Zelnik, soumet 22 propositions pour le développement de l’offre légale en ligne. Ce rapport accorde une place toute particulière à la musique qui, aux côtés du livre et des oeuvres cinématographiques et audiovisuelles, fait à elle seule l’objet de 9 propositions spécifiques. Cette priorité est affichée en introduction du rapport ; “la musique a été la première touchée du fait de la facilité à dupliquer, reproduire, indexer et distribuer un fichier musical à peu de frais.” et dans la construction du rapport avec en première partie “La première urgence est d’agir pour le décollage des services musicaux en ligne”.
Cette urgence se fonde d’après le rapport sur la nécessité de d’agir fortement sur l’esprit des consommateurs et des jeunes en particulier qui considèreraient, selon un sondage commandé par la mission, que l’accès à la musique doit être libre et gratuit. Cette urgence est aussi motivée par le fait d’écarter au plus vite l’option d’un système de licence globale ; pour une raison fondamentale : son inspiration est contraire à l’essence même du droit d’auteur, qui est le droit exclusif d’un créateur libre et indépendant”. Enfin ce système ruinerait la possibilité de développer un marché par le biais notamment des éditeurs de services en ligne.
En résumé, les 9 propositions dédiées au secteur musical :
Télécharger le rapport complet (PDF)
Proposition n°1 (p. 21) : Mise en place d’une carte “musique en ligne” destinée aux personnes âgées de 15 à 24 ans pour favoriser le développement de l’utilisation des services musicaux payant et ainsi faciliter le décollage du marché en ligne. Associant les pouvoirs publics et les professionnels, cette mesure incitative et temporaire est un dispositif pédagogique censé accoutumer progressivement les jeunes au paiement du service rendu. Concrètement, une carte d’une valeur de 50 euros coûterait en réalité seulement 20 à 25 euros à l’internaute, la différence étant prise en charge par l’État (à hauteur de 20 euros par bénéficiaire et par an) et par les professionnels. Selon le rapport, avec 25 millions d’euros affectés par l’État et un million de bénéficiaires estimés, cette mesure permettrait d’injecter 60 millions d’euros dans l’achat de musique en ligne.
Proposition n°2 (p. 22) : Création d’un portail de référencement des oeuvres musicales disponibles en ligne permettant aux internautes de trouver la musique désirée de la façon la plus simple possible et d’y accéder selon le service de leur choix : téléchargement, diffusion en continu à la demande, diffusion en ligne et tout autres types d’usages. Le coût, les modes de paiement, la valeur ajoutée éditoriale seront mis en avant sur ce portail, dont la création sera subventionnée par les pouvoirs publics, qui devra assurer des garanties en termes de neutralité et de la promotion de la diversité des offres.
Proposition n°3 (p. 23) :Le lancement de la carte “Musique en ligne” et la mise en ligne du portail de référencement devront être accompagnés d’une campagne de communication ambitieuse visant à promouvoir les services en ligne légaux auprès du grand public et, plus particulièrement, des jeunes de moins de 25 ans.
“La mission propose que tous les services de mise à la disposition du public de musique par internet donnent lieu à une négociation de droits simplifiée par extension ou création de dispositifs de gestion collective, y compris pour les droits voisins”. p.26
Proposition n°4 (p. 26) : “Pour la diffusion sur Internet (Webcasting), il est proposé d’étendre le régime de la rémunération équitable aujourd’hui appliqué à la radiodiffusion hertzienne. En contre partie, “...” les services de diffusion en ligne pourraient alors être soumis à des obligations comparables à celles des radios hertziennes en terme de diversité culturelle”.
Proposition n°5 (p. 27) : “Pour les autres services, “...”, notamment le téléchargement de titres et la lecture en continu à la demande, la mission appelle l’ensemble des professionnels concernés (producteurs, artistes-interprètes) à se réunir et à opter dans les meilleurs délais pour un régime de gestion collective sous une forme volontaire.”
Dans le cas où un accord sur une gestion collective volontaire n’interviendrait pas avant la fin de 2010, la mission propose un régime de gestion collective obligatoire.
Proposition n°6 (p. 27) : “En contrepartie de la mise en oeuvre de ces nouveaux modes de gestion des droits pour les services élémentaires, des négociations doivent être engagées avec trois objectifs : Engager une revalorisation de la rémunération équitable, désormais étendue à la diffusion sur Internet, au profit des ayants droits / Instaurer des mécanismes de garantie permettant aux ayants-droits de retracer les revenus qu’ils tirent de tous les morceaux distribués ou diffusés sur Internet et d’assurer la rapidité de la répartition de ces revenus / Garantir la diversité des contenus et des offres éditoriales”.
Dans cette période de transition, le rapport insiste sur la nécessité d’apporter un soutien particulier aux créateurs de contenus ou éditeurs de services.
Proposition n°7 (p. 29) : “Reconduire et améliorer le crédit d’impôt pour la production d’œuvres photographiques”.
Proposition n°8 (p. 29) : “Renforcer les moyens d’intervention de l’Institut pour le financement du cinéma et des industries culturelles (IFCIC) d’environ 10 millions d’euros au profit des entreprises du marché numérique de la musique.”
Proposition n°9 (p. 30) : “Mobiliser les acteurs publics compétents (comme le Fonds stratégiques d’investissement (FSI)) pour développer les apports en fonds propres aux jeunes entreprises de croissance dans le secteur des services musicaux en ligne.”
A ces 9 points, s’ajoutent d’autres propositions concernant autant la musique que l’ensemble de l’offre culturelle en ligne. Il s’agit pour la plupart de mesures fiscales. On notera en particulier deux propositions.
La première, au grand dam de la SACEM ne consiste pas en la création d’une taxe sur les FAI (Fournisseurs d’Accès à Internet), mais en une réévaluation à la hausse du taux de TVA sur les offres d’abonnements (triple play : Téléphone, TV, WEB) des opérateurs de télécommunications. Contrairement à la redevance sur les abonnements que souhaitaient notamment la SACEM , l’ADAMI et l’UPFI, les recettes fiscales de cette hausse de TVA ne seront pas reversées aux professionnels mais à l’État qui les utiliserait pour financer les mesures préconisées dans le rapport.
La deuxième consiste en la création d’une taxe sur les revenus publicitaires en ligne avec la création d’une “taxe prenant pour assiette les revenus publicitaires en ligne des sociétés établies dans l’Union européenne, générés par l’utilisation de leurs services en ligne depuis la France”. Le rapport propose un taux de 1 à 2 % de taxe sur la part des revenus publicitaires résultat de l’utilisation des services concernés depuis la France. Les obstacles juridiques, notamment européens seront cependant nombreux. Principales cibles ce cette proposition, les grandes sociétés opérant des services supports de publicité en ligne telles que Google, Facebook, Microsoft, AOL ou Yahoo !.
A l’issue de la remise du rapport, le Président de la République a fait savoir dès le 07 janvier les mesures qu’il entendrait soutenir, parmi lesquelles la “carte musique” dite “carte musique jeune”, dont la valeur pourrait atteindre 200 euros selon Nicolas Sarkozy et la création d’une taxe sur les revenus publicitaires en ligne des grands portails internet, désormais connue sous le nom de “Taxe Google”. Concernant la carte musique, si beaucoup pense que la mesure mérite d’être tentée, on peut douter que cette initiative, qui agit d’ailleurs plus sur la consommation sur que l’offre, réussisse à séduire massivement les jeunes, oubliant au passage les plus âgés... Enfin, la Taxe Google fait déjà largement polémique tant en raison des difficultés techniques que juridiques de sa mise en place et suscite pour le moins de l’ironie chez nos amis anglo-saxons.
Inscriptions, infos et contacts : www.parismix.fr
[ replier ]Avec le site “MyMusic-Pro”, Universal Music lance un service payant de coaching musical
Concernant les derniers services apparus sur le web, on notera que le site d’écoute en streaming Deezer, après Spotify, a lancé le 05 novembre un service payant avec son offre d’abonnement premium pour tenter d’atteindre un équilibre financier ; l’objectif étant d’atteindre 100 000 abonnés pour 2010. Il ne s’agit pas ici de juger de l’impact économique réel de ce service en faveur des ayants droits et l’on remarquera surtout que cette offre premium à 9,99 euros par mois mise sur la qualité des services apportés aux usagers : un son de meilleure qualité et une plus grande mobilité. L’abonné a accès au service sur PC, mobiles et sur toute une gamme de d’appareils connectés à Internet (Netbox, chaînes hi-fi, sonos etc...) et peut par ailleurs télécharger ses playlists sur son mobile et les écouter hors connexion, tant qu’il reste abonné.
Sachant la nécessité pour les acteurs de l’industrie musicale, et en particulier pour les indépendants, de se renforcer au plus vite via des services innovants qui s’appuient à la fois sur les nouveaux comportements des usagers et sur un modèle économique viable pour rémunérer les ayants droits et financer la création, on pourra accueillir avec plus ou moins d’enthousiasme les tous derniers services développés par Universal Music. La Major vient en effet de sortir aux États-Unis et en France de nouveaux services payants destinés au musicien « tout venant ».
Outre-Atlantique, trois labels d’Universal Music (Motown, Island Def Jam et Interscope) ont ainsi lancé plusieurs sites cousins dédiés au marketing et à la distribution d’artistes non-signés. L’objectif est de fournir aux « nouveaux talents » des moyens d’assurer leur promotion et leur distribution sur Internet et de donner les moyens aux labels de détecter des artistes qui présenteraient un réel potentiel. Du côté français, Universal Music vient de lancer une plateforme de coaching musical « MyMusic-Pro ». Ce site permet de mettre en lien tout groupe ou musicien avec « les meilleurs experts sélectionnés par Universal Music » qui « vous répondent directement par téléphone » moyennant 1 à 4 euros la minute suivant le coach choisi.
MyMusic-Pro rassemble sur son site ; directeurs artistiques, ingénieurs du son, coachs vocaux, producteurs de spectacles, managers, avocats, attachés de presse, programmateurs de radio. Les arguments et les objectifs sont clairement affichés en entête du site : « MyMusic- Pro a réuni les meilleurs spécialistes pour vous aiguiller dans votre parcours musical. Un coach musical vous répond par téléphone. En quelques minutes, bénéficiez de précieux conseils du Coach de votre choix et obtenez la réponse à vos questions pour évaluer le potentiel de vos compositions, réussir votre enregistrement, améliorer votre technique vocale, faire votre promo ou encore gérer vos droits ».
On trouvera ici et là des critiques acerbes sur ce procédé que beaucoup déjà considère comme « un nouveau service destiné aux jeunes artistes et groupes en mal de reconnaissance …ou la Star-Academy du pauvre »* (voir liens). La cible principale de MyMusic-Pro semble d’ailleurs être en particulier les jeunes avec en page principale du site un onglet « Experts Musiques Urbaines » qui recoupe ; Rap, R’n’B, Reggae, Ragga, Soul, Funk, Dancehall. Selon une récente enquête menée en Pays de la Loire par Jérôme Guibert, Delphine Lambert et Emmanuel sur les comportements adolescent face à la musique, il ressort en effet que les styles qualifiés de « musiques urbaines » (rap et R&B) remportent à eux seuls plus de 60 % des suffrages chez les jeunes. En tout état de cause, de nombreux témoignages font les louanges de ce système qui permet à de nombreux groupes et musiciens de trouver rapidement des conseils de professionnels reconnus et compétents, atout particulièrement déterminant lorsqu’on est domicilié en zone rurale.
Cependant le rapport prestation/prix est très variable suivant le cas. Le coach vocal Richard Cross est ainsi à 3 euros la minute, soit 180 euros l’heure par téléphone. « Sachant que pour un court de chant, le téléphone est plutôt un handicap, on voit mal ce qui justifierait de passer par MyMusic-Pro ». Enfin hormis le prix, il est légitime de se demander si un système de conseil à la minute est compatible avec le développement de carrière qui nécessite une attention particulière pour chaque projet artistique.
Deezer Vise les 100 000 abonnés payant pour 2010 (05/11/09)
http://electronlibre.info/Deezer-vise-100-000-abonnes-payant,00508
Universal traque les nouveaux talents sur le Web (12/11/09)
http://electronlibre.info/+Universa...,02332+
MyMusic-Pro, coaching musical
http://www.mymusic-pro.com
* MyMusic-Pro : Universal Music j’écoute ? (09/10/09)
http://www.mizzenmast.fr/2009/10/wt...
Un pro au bout du fil (11/11/09)
http://fr.audiofanzine.com/mymusic-...
Les comportements adolescents face à la musique (octobre 2009)
http://www.lepole.asso.fr/fichiers/...
Commission Zelnik, concours Lépine de la mesure fiscale ?
Sans grande surprise le Conseil Constitutionnel a validé la loi Hadopi 2 jeudi 22 octobre. Rappelons simplement que le texte instaure la riposte graduée. Après voir repéré une connexion qui télécharge illégalement, la Haute autorité pour la Diffusion des Œuvres et la Protection des droits sur Internet envoie deux avertissements : d’abord un email puis une lettre recommandée. En cas de récidive, les sanctions sont prononcées par un juge dans le cadre de procédures pénales accélérées (ordonnance pénale sans débat contradictoire) : il s’agit d’amendes ou de la coupure de l’accès Internet de l’utilisateur coupable de téléchargement illégal. Les juges se basent sur le délit de contrefaçon puni jusqu’à 300 000 euros d’amende et de 3 ans de prison.
L’envoi des premiers messages d’avertissement se fera dès le début de l’année 2010. En tout état de cause, si la peur du gendarme pourrait effrayer un certain nombre d’internautes, les moyens de contourner la loi sont déjà nombreux : proxy, réseaux privés... Par ailleurs, le P2P, ennemi n°1 de la loi est en perte de vitesse au profit du streaming et des sites de téléchargement direct (Rapid Share...) qui échappent totalement au dispositif légal.
Le nœud du problème reste donc entier, à savoir combler le manque à gagner des ayants droits et permettre le renouvellement de la création audiovisuelle. Les espoirs se concentrent désormais sur la Commission Zelnik chargée de trouver de nouveaux modes de financements des industries culturelles et d’améliorer l’offre légale en ligne. Cette commission saura-t-elle faire émerger des propositions qui puissent être acceptables et partagées par l’ensemble des protagonistes (auteurs, artistes, producteurs, maisons de disques, distributeurs, fournisseurs d’accès à Internet, moteur de recherche, site web dédié à la diffusion de contenus audiovisuels) ? Depuis le début des auditions mises en place par la Commission Zelnik, de nombreuses pistes ont déjà été avancées et selon Pascal Rogard, secrétaire général de la SACD (société des auteurs et compositeurs dramatiques), ces auditions prennent la tournure d’un « concours Lépine de la mesure fiscale » pour sauver la création.
Si une mesure défendue par l’Union des producteurs phonographiques français indépendants (UPFI) consiste à inciter au téléchargement légal par la mise en place d’un crédit d’impôt déduit de la facture fiscale des consommateurs ayant téléchargé leurs biens culturels légalement, la grande majorité des ayant droits partagent la volonté de compenser les « pertes » causées par le piratage illégal par ceux qui en profitent. Premiers visés donc ; les FAI et les moteurs de recherche...
En résumé, les principales propositions portées par les organisations professionnelles :
Après la SACEM et l’ADAMI, l’UPFI demande également l’instauration d’une taxe sur les FAI d’une part et d’une taxe sur les revenus publicitaires dont bénéficient les sites et les moteurs de recherche d’autre part (celles-ci viendraient alimenter un fonds destiné à financer la production phonographique).
Si du côté de ces organismes professionnels une taxe adossée sur le chiffre d’affaires des FAI semble faire consensus, la réponse de la Fédération Française des Télécoms envoyée le 1er octobre aux membres de la commission Zelnik s’oppose catégoriquement à cette piste de financement. La FFT qui réunit notamment Orange, SFR, Bouygues et Numéricable préconise avant tout chose la pédagogie et la promotion des offres légales et renvoie la balle dans le camp des sociétés de gestion et des producteurs ; « La FFT tient enfin à écarter clairement l’idée d’une taxe supplémentaire sur les FAI. Une telle taxe serait non seulement injuste, dans la mesure où les opérateurs contribuent déjà largement à la création de manière directe (…) et indirecte (…), mais aussi et surtout inefficace. En effet, elle augmenterait mécaniquement le prix de l’abonnement pour le client. Pire encore, une taxe aveugle sur le chiffre d’affaires aurait, tout comme la licence globale, un effet déresponsabilisant sur le consommateur... ». (...) « La FFT réaffirme sa conviction qu’une plus juste rémunération passe d’abord par une révision des répartitions opérées par les sociétés de gestion collective d’une part, (…), par les producteurs d’autre part(...) Comme souligné précédemment, on regrette également que la fragmentation des sociétés de perception induise des complications et donc des coûts de gestion supplémentaires, qui ne sont alors pas reversés aux artistes ni redistribués aux consommateurs. »
Le débat entre les professionnels de la culture et la Fédération Française des Télécoms promet donc d’être animé. Seul point d’accord entre ces derniers ; taxer les moteurs de recherche qui captent 75% de la publicité sur Internet. Si l’idée rassemble, elle n’est pas sans poser d’autres contraintes. L’ASIC (Association des acteurs du Web 2.0 qui réunit notamment Google, AOL, Yahoo...) « dénonce avec force cette idée qui aurait pour seul effet de fragiliser un secteur émergent, porteur de croissance mais dont les équilibres pour la majorité des acteurs ne sont pas encore fixés, et inciterait naturellement à la délocalisation ».
Au-delà des opérateurs du Web et des sociétés de gestion collective, nombreux sont ceux qui souhaitent contribuer activement à ce débat à l’image de la conférence débat « Musique et Internet sont dans un bateau… Des pistes pour l’après-Hadopi » organisé jeudi 01 octobre à la mairie du 18è (Paris) par le Mila , l’Irma , Musique Info et Paris Mix . Trois intervenants ont pu délivrer différentes pistes en grande partie complémentaires et qui reprennent également le principe d’une redevance compensatoire prélevée sur le chiffre d’affaires des FAI...
Visionner les interventions :
• Frédéric Patissier, consultant (IMV Conseil)
Il développe un argumentaire pour « une approche innovante du financement de l’industrie culturelle » via une contribution des opérateurs/FAI sous la forme d’un mécanisme compensatoire. Il a dernièrement présenté cette analyse au congrès de la Cisac à Washington.
• Antoine Gitton, avocat, enseignant en droit d’auteur et fondateur du forum “Mens Publica – pour le développement d’une culture d’esprit public”
Il préconise, entre autres, la mise en oeuvre d’un Répertoire national des oeuvres de l’esprit et des enregistrements, librement accessible à tout utilisateur privé ou professionnel.
• Marc Benaïche, producteur multimédia, fondateur de Mondomix
Il préconise depuis 2007 (Manifeste du 21 juin contre la défaite de la musique), la mise en place au niveau mondial d’une redevance culturelle sur la bande passante à partir d’un système de tatouage des fichiers gérés par une organisation non gouvernementale.
Deezer, Jiwa, Spotify... Le streaming, un avenir doré ?
Alors que l’Assemblée Nationale a adopté le projet de loi Hadopi 2 censée enrayer le téléchargement illégal pratiqué sur les réseaux de Peer To Peer (P2P) par le biais de la riposte graduée, il semble bien que le piratage de fichiers en P2P ait déjà pris du plomb dans l’aile grâce au streaming qui ne cesse de se développer. Le streaming, c’est à dire la lecture en direct sans téléchargement d’un fichier musical ou audiovisuel, fait en effet désormais partie intégrante de la vie des consommateurs.
La société allemande « Ipoque » qui publie chaque année un rapport sur l’état mondial du trafic Internet fait état de cette évolution concernant le streaming. Le dernier rapport montre effectivement le recul du P2P qui serait passé de 70% en moyenne fin 2007 à 40% du trafic Internet mondial début 2009 et une hausse du streaming légal et underground (c’est à dire basé sur la lecture en direct de flux provenant de sources pirates). La croissance du streaming s’explique aisément. Le streaming est beaucoup plus simple d’utilisation et l’internaute risque légalement beaucoup moins en utilisant le streaming pour visionner ou écouter des œuvres si celles-ci sont piratées.
C’est dans ce contexte de développement du streaming qu’est apparu Spotify à la fin de l’année 2008. La société basée en Suède a elle aussi lancé son service de musique en ligne illimité qui risque de s’imposer progressivement dans le paysage des plateformes de streaming musical. Annoncé comme le « Deezer Killer », Spotify s’en différencie techniquement puisqu’il nécessite l’installation d’une application (logiciel téléchargeable gratuitement) contrairement à Deezer qui est uniquement disponible via un navigateur Web. Comme Deezer, Spotify propose une formule gratuite, financée par la publicité, avec des millions de morceaux en écoute illimitée, l’écoute de radios et le partage de contenus avec d’autres internautes. Mais Spotify propose également des formules payantes qui offrent plus de fonctionnalités aux consommateurs et sans aucune publicité. Il s’agit d’un pass 24 heures (Day Pass) à 0,99 euros et d’un pass « Premium » à 9,99 euros par mois, avec des exclusivités musicales, une qualité sonore jusqu’à 320 kbps et la possibilité d’utiliser Spotify sur un iPhone ou autre portable Android.
Spotify a par ailleurs de sérieux arguments pour prétendre devenir le prochain leader en matière de streaming légal étant particulièrement bien soutenu par les investisseurs et les Majors. En effet le nouveau venu ne s’est pas lancé seul dans l’univers de la musique en ligne où iTunes reste un concurrent de poids. Il s’avère que « Sony BMG Music, Universal, Warner Music, EMI et Merlin détiennent ensemble 18% du capital de Spotify. Ce qui a pu contribuer à son expansion rapide lorsqu’il s’est agi d’obtenir les droits de diffusion des artistes. Aujourd’hui Spotify compterait environ 4 millions d’utilisateurs enregistrés. Il prépare son lancement aux États-Unis et s’apprête à boucler des tours de table qui devraient lui amener de nouveaux investisseurs et 36 millions d’euros d’argent frais. » (source Florian Innocente, journaliste spécialiste de l’Univers MAC).
En France, avec Deezer et Jiwa toujours en têtes de pont, les sites légaux de streaming connaissent aussi un essor exceptionnel. Selon les chiffres du SNEP de septembre 2009, avec 5 millions d’euros de chiffre d’affaires, ces derniers affichent une croissance de 318% par rapport à septembre 2008. Même s’ils apparaissent de plus en plus comme des alternatives au P2P et qu’ils reversent une partie de leur bénéfices aux ayants droits, le cas de Deezer qui connaît pourtant un énorme succès populaire montre que le streaming légal est loin d’être suffisant pour rémunérer la création musicale. En effet sur les six premiers mois d’exercice de l’année 2008, Deezer qui aurait réalisé 875 000 euros de chiffre d’affaires n’a rapporté que 70 000 euros à la Sacem qui ne touche ainsi que 8% des recettes publicitaires du site. Il ne reste au final que quelques centimes par ayant droits.
Au delà de la loi Hadopi 2 qui est diversement appréciée tant elle est perçue comme une loi obsolète et techniquement contournable, Frédéric Mitterrand attend désormais pour la mi-novembre les propositions de la commission Zelnik pour préparer « l’après Hadopi ». Cette mission « Création et Internet » composée de Patrick Zelnik, Président d’Impala et PDG du label indépendant Naïve, de Jacques Toubon, ancien Ministre de la Culture, et de Guillaume Cerutti, Président de Sotheby’s France comporte deux grands axes : développer l’offre légale sur Internet et trouver un moyen de rémunérer les artistes et les industries des contenus.
L’objectif de cette mission est de taille car en l’état actuel des choses, si le streaming voit s’ouvrir devant lui un avenir doré en terme d’audience, son modèle économique restent encore à prouver compte tenu notamment de l’instabilité du marché publicitaire sur Internet et de la réticence des sociétés d’auteurs. Il y a donc matière à se poser de sérieuses questions sur l’efficacité de la répartition actuelle des revenus générés par le biais des sites de streaming pour rémunérer d’une part les artistes et les producteurs et pour financer d’autre part la création et ceci notamment au regard, des revenus extrêmement faibles perçus par les ayants droits.
Le site de Spotify (Tout un monde en musique, instantané, légal et gratuit)
Le P2P jusqu’à 90% de l’ensemble du trafic internet (04/09/2007)
http://www.numerama.com/magazine/51...
Internet : P2P en baisse, streaming en hausse (19/02/09)
http://www.neteco.com/258912-trafic...
Deezer trublion français de l’industrie musicale (05/2009)
http://telecom.sia-conseil.com/inde...
Deezer rapporte uniquement 70 000 euros à la Sacem en six mois (20/06/08)
http://www.numerama.com/magazine/10...
Spotify peut compter sur les Majors (07/08/09)
http://www.macgeneration.com/news/v...
Essor du streaming et des abonnements (11/09/09)
http://www.journaldunet.com/ebusine...
du-streaming-et-des-abonnements.shtml
La Commission Zelnik prépare l’après Hadopi (03/09/09)
http://www.lepoint.fr/actualites-me...
[ replier ]La vente de musique enregistrée sur support physique : « même pas morte ! »
Selon le SNEP, avec un chiffre d’affaire (CA) de 118,7 millions d’euros réalisé au premier trimestre 2009, le marché de la musique enregistrée français perd 16,4 % de sa valeur par rapport au premier trimestre de l’année précédente ; le marché physique enregistre une baisse de 18,5 % avec un CA de 101 millions d’euros et le marché numérique enregistre une baisse de 1 % avec un CA de 17,6 millions d’euros. Rien d’étonnant, dira-t-on, concernant le marché physique qui continue inéluctablement un déclin vers sa mort annoncée. Cependant, la baisse sensible du marché numérique interpelle et pourrait presque décourager certains professionnels réorientés vers la distribution dématérialisée de la musique. Mais y regarder de plus près, on constate que cette baisse a priori inattendue cache avant tout un changement dans le choix des consommateurs et ne semble pas remettre en cause le développement de la vente dématérialisée.
Cette baisse a en réalité pour origine la chute vertigineuse de 46 % des ventes sur téléphone mobile des sonneries, titres musicaux, vidéos, logos et autres fonds d’écran représentant des artistes (5,3 millions d’euros contre 9,9 millions d’euros au premier trimestre 2008). En revanche, dans le même temps, les ventes en téléchargement internet ont représenté 8 millions d’euros soit une hausse de 13 % et, grâce aux revenus publicitaires, les revenus des offres en streaming ont doublé avec un chiffre de 1,2 millions d’euros et ceux des abonnements ont représenté 3,1 millions d’euros soit 11 fois plus qu’au premier trimestre 2008.
Si les achats de musiques dématérialisées continuent progressivement à prendre du terrain sur le physique, 2009 n’est pas encore la dernière année du CD. En effet, près de 80 % des revenus sont encore générés par le physique. Comme le signale Alan Gac, Directeur Général du Label Cinq-7 (The Do, Dominique A...), « le CD n’est certainement pas l’avenir, mais il reste une base indispensable. Dans cinq à dix ans, le physique ne représentera peut-être plus que 20% des ventes. Mais il n’y aura pas de rupture, c’est une transition. » Mieux, avec Universal, il semble que le support CD n’ait pas dit son dernier mot. La plus grande Major, qui avait pour habitude de réduire au maximum les coûts de fabrication de ses CDs élargie sa stratégie en s’associant avec le magazine ELLE pour le prochain album de Mariah Carey avec la sortie d’un CD doublé d’un magazine 34 pages.
Ce nouveau format permet à Universal de redonner de la valeur au CD et permet de justifier un prix plus élevé. Selon Hugo Amsellem, producteur manager chez Open Disc, « même si les ventes sont moins importantes, la valeur ajoutée forte de ce support permet de marger de façon plus importante en ciblant avant tout les fans de la Diva, beaucoup plus enclins à dépenser plus pour avoir plus (…), le but est désormais d’industrialiser le process de ce type d’opération, de créer des partenariats durables avec les entreprises intervenant dans la fabrication et la distribution de ce support et baisser les coûts du magazine pour permettre de répliquer ce modèle à de plus modestes artistes ». L’approche développée par Universal se base ainsi à la fois sur la manne des revenus publicitaires censés rembourser les coûts de production de l’album, sur le renforcement de l’univers de l’artiste associé à l’image prestigieuse des annonceurs et sur une distribution diversifiée et innovante permettant au CD d’être vendu en kiosque via le magazine.
Au-delà du CD érigé en martyr de la dématérialisation de la musique, d’autres supports physiques persistent ou se développent encore. De façon anecdotique, on notera, selon Nielsen Soundscan (cabinet américain de mesure des ventes de musique aux Etats-Unis), qu’avec 1,88 millions d’unités vendues en 2008 le marché du vinyle réalise un record inégalé Outre-Atlantique depuis 1991. Enfin concernant le développement de nouveaux supports, on observe de nombreuses initiatives basées sur l’utilisation des clés USB. On remarquera par exemple la stratégie des Bubblies, groupe de pop-rock toulousain, qui propose leur dernier album « Bubblegum Explosion » et de nombreux bonus sous format de clé USB musicale réenregistrable ou encore le service proposé par la société allemande Music Networx qui parie sur la possibilité de vendre sur clé USB les « lives » aux spectateurs dès la sortie de la salle de concert. La société française Record Memory qui propose le même service que Music Networx, travaille également en collaboration avec les majors, ou directement avec les groupes, à la réalisation de clés USB customisées, riches en contenus audiovisuels, sous la forme d’accessoires de mode (bracelet, briquets, stylos...). La stratégie peut être soit de créer des objets très accessibles (de 3 à 5 euros) afin de toucher un maximum de personnes ou de créer de la valeur en générant des objets rares comme des clefs USB Louis Vuitton serties de diamants.
Si ces nouveaux supports physiques risquent de vivre des cycles de vie très courts, leurs développements renvoient à la nécessité de créer un lien entre un artiste et un public, voire entre les fans eux-mêmes. Certains entrepreneurs et acteurs de l’industrie musicale l’ont bien compris, et proposent désormais pléthores d’éditions limitées et « collector », des bonus et des contenus exclusifs sur de nouveaux supports. Il n’en reste pas moins que l’écart entre ventes physiques et dématérialisées se réduit. Ce phénomène est d’ailleurs plus rapide aux Etats-Unis où les ventes en lignes augmentent significativement de trimestre en trimestre. Selon une étude de NPD Group, elles représentaient en 2008 35% des ventes totales contre 20% en 2007. Aussi, dans la mesure où le consommateur sera toujours prêt à dépenser de l’argent sur la valeur ajoutée, il ne s’agit pas de se préparer à l’ère du « tout numérique » et du « tout dématérialisé », mais de s’accoutumer à une ère « d’hybridation des modèles », où les acteurs de la filière devront sans cesse se remettre en question et où l’objet support de musique aura encore de l’avenir…
« Direct to Fan », un modèle marketing musical en pleine ascension
Si pour beaucoup d’artistes amateurs la relation directe avec le public a toujours été la seule voie possible pour promouvoir et vendre leur musique, depuis 2 ans environ de plus en plus d’artistes reconnus hésitent à reconduire leur contrat avec leurs labels ou maisons de disque. Ils s’orientent vers une autonomie de gestion de leur carrière mais également des opérations marketing auprès de leurs fans. Ayant compris les nombreux avantages de la stratégie « Direct to Fan », certains artistes s’impliquent désormais totalement dans leur relation avec leurs publics friands de cette proximité en développant eux-mêmes la communication et la distribution de leurs productions.
Le 10 octobre 2007, le groupe Radiohead devient son propre agent de promotion en laissant la liberté à chaque fan de décider du prix qu’il souhaite mettre pour acheter l’album « In rainbows » sur des plateformes légales de téléchargement. En décembre 2007, l’album devient uniquement disponible à la vente en CD. Trois millions d’albums ont été vendus tous supports confondus, deux millions de plus que le précédent album. Avec cette opération de marketing direct, les intermédiaires ont totalement disparu, laissant Radiohead gérer les ventes et le téléchargement de leur album. Radiohead a ainsi lancé le modèle « DIRECT TO FAN » qui consiste « pour un artiste, à créer un lien direct avec ses fans que ce soit pour favoriser l’échange, le partage d’information et la vente de musique. Ce lien doit se faire sans interruption et sans intermédiaire afin de maintenir une attention et une confiance auprès de ses fans. »
Lors d’une conférence au dernier Midem, en janvier 2009, Mike Masnik, patron de Floor64, société qui a développé la plateforme de téléchargement du groupe Nine Inch Nails (NIN), a présenté le modèle « Direct to Fan » en prenant l’exemple de Trend Reznor, chanteur du groupe qui, grâce à sa stratégie de communication directe avec ses fans, a obtenu des résultats remarquables sur la vente de leurs derniers albums. Pour leur album intitulé « Year Zero » sorti en 2007 alors que NIN était toujours sous contrat avec leur maison de disque, Trend Reznor s’amusait à laisser traîner dans les toilettes des salles de concerts avant leurs prestations des clés USB contenant des morceaux inédits. Cette attitude qui a marqué une rupture entre le groupe et leur maison de disque les a convaincus de poursuivre seuls leur stratégie « Direct to fan ». Pour leur album « Ghost I-IV » sorti en 2008, Trend Reznor a proposé plusieurs offres d’achat « au lieu d’essayer de leur imposer une façon unique d’interagir avec sa musique ». En proposant des offres allant de 5 à 300 dollars avec un coffret ultra deluxe édition limitée à 2500 fans et tous dédicacés par Trend Reznor, le groupe a perçu 1,6 millions de dollars en une semaine et a apporté une valeur ajoutée à sa musique.
Parallèlement au modèle « Direct To Fan », on remarque que les fans sont eux-mêmes en capacité, grâce au web, de créer un buzz autour de leur groupe favori avec une économie de moyens déconcertante. Le dernier exemple en date est édifiant. Le 15 juillet dernier, un internaute a mis en ligne une vidéo d’un plan fixe d’un aquarium géant au Japon en l’accompagnant d’un morceau du groupe américain Barcelona sans autorisation préalable. Bien que le réalisateur de cette vidéo amateur ait pris soin de mentionner les crédits musicaux et de mettre les liens vers les pages My Space et Twitter, cette pratique n’en reste pas moins une violation des droits d’auteur. Cependant le groupe avoue être ravi de cette initiative. En effet jusqu’à aujourd’hui, la vidéo a été vue plus de 1 581 295 fois. Les ventes ont augmenté sur Itunes Store jusqu’à placer leur morceau dans les meilleures ventes rock et de nombreux internautes sont venus s’ajouter à leur liste de fans.
Si les technologies du web 2.0 permettent aux artistes, connus ou non, de tester une multitude d’outils qui se trouvent facilement à leur portée, elles doivent aussi permettre aux professionnels de la filière de repenser leur stratégie marketing quitte à accepter de prendre certains risques, comme par exemple la gratuité temporaire d’un album. Comme l’a rappelé Mike Masnik « le fait que l’album soit disponible gratuitement ne signifie pas la fin du modèle économique, tant que l’on crée un lien avec les fans et qu’on leur donne une raison d’acheter, il y a de l’argent à se faire ».
Après MySpace et Facebook, Twitter deviendra-t-il un outil incontournable pour la filière musicale ?
Fondé par les Américains Noah Glass, Evans Williams et Jack Dorsey et mis en service le 13 juillet 2006, Twitter est un outil de micro-blogging du web 2.0 rejoignant les réseaux sociaux. Il permet à chaque utilisateur de diffuser à l’ensemble de la communauté Twitter ce qu’il fait ou pense à un instant T, d’où le slogan « What are you doing ? », avec un message de 140 caractères maximum. Ce message appelé Tweet (gazouillis) est envoyé via Internet ou un mobile. Une autre spécificité de Twitter est de permettre à chacun de recevoir tous les messages écrits par un autre utilisateur qu’il aura choisi de suivre, il sera alors un « follower » (suiveur), ou d’être lui-même suivi et lu, phénomène appelé « following ». Cependant comme sur Facebook, des restrictions existent. Pour suivre un utilisateur il faut obtenir préalablement sa permission et suivre un utilisateur n’induit pas de réciprocité ; si une personne souhaite recevoir vos messages, vous pouvez choisir de recevoir ou non les siens.
Twitter connaît depuis cette année un essor phénoménal et s’est révélé être un formidable vecteur d’informations notamment en juin 2009 lors des émeutes en Iran, suite à la réélection fortement contestée du président Mahmoud Ahmadinejad, qui ont permis à Twitter d’être mis en avant par les médias et découvert par le grand public. Le succès de Twitter réside dans son ergonomie épurée (type Google), sa simplicité d’utilisation et l’instantanéité des informations émises. Des « tweets » suscitant un intérêt peuvent être « retwittés » en cascade (relayés vers d’autres utilisateurs) créant un « buzz » médiatique en un temps extrêmement court.
Utilisé dans un cadre privé, Twitter pourrait apparaitre simplement comme un flux de messages futiles et égocentrés. Pourtant, malgré la taille réduite des messages (type SMS), le milieu professionnel a su rapidement exploiter ses qualités pour en faire un outil de communication efficace.
Concernant la filière musicale, nombre de professionnels ont déjà mis en place des stratégies de communication permettant de développer une relation de proximité avec leur public. Pour peu qu’un artiste ou un producteur parvienne à attirer un nombre assez conséquent de « followers » (ceux qui vont suivre ses tweets), il pourra créer un relais de communication immédiat de son actualité, dévoiler en avant-première les nouveaux titres d’un futur album voire demander l’avis de son public sur un morceau en cours de création en dialoguant directement avec les fans.
Ces stratégies seraient d’autant plus intéressantes à prendre en compte car selon une étude menée en juin 2009 par le cabinet d’études américain NPD Group, les utilisateurs de Twitter auraient « plus de valeur pour les labels et les distributeurs », au regard des nombreux coups de cœur et des échanges musicaux observés sur les sites et services qui permettent de diffuser de la musique sur Twitter (Blip.fm, Song.ly, Spotwitfy...) Mieux, Twitter aurait « le pouvoir d’encourager les fans de musique à acheter plus d’albums, de téléchargements, de merchandising et de place de concerts ». Cependant si Twitter permet aux artistes ou aux professionnels de la filière musicale de toucher au plus près les publics et de les fidéliser, il reste un outil complexe au-delà de son apparente simplicité. La difficulté et le temps nécessaire pour constituer un réseau de followers restent des contraintes non négligeables.
Zimbalam, plateforme providentielle pour les artistes non signés ?
Les artistes non signés qui n’avaient pas accès aux ventes sur support physique peuvent espérer aujourd’hui des nouvelles opportunités de téléchargement sur internet. En effet, certains acteurs de l’industrie musicale, comme Believe proposent de percer sur la toile. Selon Denis Ladegaillerie, fondateur de Believe, 458 000 profils de musiciens non signés sont répertoriés rien que sur le MySpace français.
C’est précisément ces nombreux artistes que Believe Digital, premier label et distributeur digital européen, souhaite toucher avec le lancement en juin dernier de la plateforme web Zimbalam. Cette plateforme accessible en 4 langues, permet en quelques clics et à n’importe quel artiste ayant enregistré un album, un maxi de 2/3 titres ou un single de distribuer sa musique sur les principaux sites de téléchargement tels que I tunes, Fnac.com et via les opérateurs mobiles : SFR, Orange… Pour Denis Ladegaillerie, le fondateur de Believe, cette nouvelle plateforme est « une réponse adaptée pour ces milliers d’artistes [sans labels] qui cherchent une solution de distribution sur les services de téléchargement en France et à l’étranger. »
Le procédé est en effet peu onéreux et peu contraignant. Après s’être inscrit sur la plateforme Zimbalam, chaque artiste paie uniquement un droit d’entrée pour la mise en ligne de ses œuvres (19,99€ pour un single et 29,99€ pour un album) et perçoit 90% des revenus générés par leurs ventes (une fois la marge du site de vente, la TVA à 19,6 % et les frais bancaires de micro paiement déduits.) Il bénéficie ensuite d’un réseau de distribution extrêmement large sans aucun intermédiaire, peut accéder en temps réel à des relevés de vente détaillés (4 par an) et se voit proposer différents outils de promotion comme un player qu’il peut intégrer sur son MySpace ou sur son site contenant les liens directs vers les services de téléchargements où sa musique est en vente.
Avec son slogan « parce que tous les artistes ont le droit d’exister et de rester libres », l’agrégateur Zimbalam se présente comme une offre d’autodistribution sans critères de sélection. Les musiciens restent les bénéficiaires exclusifs de leurs droits d’auteurs. N’ayant aucun engagement de durée et d’exclusivité avec Zimbalam, l’artiste reste libre.
En lançant cette plateforme unique en son genre en Europe et dont le coût d’investissement se chiffre à 1 million d’euros, Believe affirme sa position d’acteur incontournable de la distribution numérique.
Si ce système devrait séduire un nombre important d’artistes non signés, notamment parce qu’il les met en phase avec les nouveaux modes de consommation et sans intermédiaires, est-ce une nouvelle voie d’avenir pour le développement de leur carrière ? En effet, la question qui demeure reste le problème de la visibilité des artistes : comment sortir du lot quand on sait qu’il faudrait être présenté dans les premières pages des sites de téléchargement pour toucher un large public ?
Concerts : croissance des ventes de billets sur Internet
Depuis la loi votée en janvier 2007 autorisant la dématérialisation des billets de spectacles, les internautes peuvent désormais acheter et imprimer leurs billets depuis leur domicile. Cette loi a permis de dynamiser le marché de la vente en ligne aujourd’hui en pleine expansion. Les Français sont devenus de plus en plus amateurs de ce système et les acteurs sur ce marché se multiplient chaque année.
En France, Digitick, créé en 2004 est devenu le leader du e-ticket suite à la loi de 2007. Ce site permet, soit d’imprimer un billet depuis son domicile, soit de le recevoir ou de le télécharger sur son téléphone mobile via un billet image. En juin dernier, Digitick a étendu sa stratégie et s’est associé à zePass, site de revente légale de billets entre internautes créé en 2002. Digitick contrôle donc à la fois la vente des billets neufs et d’occasion et va pouvoir proposer aux organisateurs d’évènements une offre globale et sécurisée qui leur permettra de lutter contre le marché noir de la billetterie.
Le marché de la billetterie en ligne dynamise l’économie du spectacle vivant grâce aux nouvelles offres des entreprises qui permettent aux producteurs de concerts de créer des partenariats avec des services de billetteries en ligne. Cependant, des dangers et dérives apparaissent, comme aux Etats-Unis avec le mastodonte américain Live Nation Entertainment. Producteur n°1 de concerts et de vente en ligne de billets depuis le rachat de sa billetterie à Ticket Master en février 2009, Live Nation Entertainment écrase la concurrence en contrôlant directement la vente de ses places de concerts dont il fixe lui-même les prix. Les artistes et labels ayant moins de notoriété ont des difficultés à trouver leur place face à ce monopole.
Pour éviter ce type de contrôle exclusif et se passer d’intermédiaire, le site français Weezevent est arrivé avec une innovation majeure en mars 2009 : le self-service. Les organisateurs d’évènements créent gratuitement et gèrent eux-mêmes leur billetterie sans passer par un revendeur ou une solution payante. Weezevent et son fondateur Pierre-Henri Deballon souhaitent permettre aux structures d’administrer et de promouvoir leurs évènements. Seule, une commission de 2,5% est retenue sur chaque billet vendu contrairement à la Fnac ou Digitick qui prennent environ 10%. Egalement, le site Avosbillets s’affiche comme un site offrant plus de transparence et moins de contrôle en proposant des « concerts et des spectacles à leur vrai prix. »
En parallèle à l’éclosion de ces nouvelles entreprises et à la diversité des services de billetterie en ligne, la technologie Near Field Communication (NFC), qui repose sur un système d’échange des données, devrait faire son apparition sur le devant de la scène en 2010. Le NFC permettra d’acheter directement des billets avec son mobile grâce au téléchargement de fichier entre téléphone portable et ordinateur. Concrètement, le spectateur se présentera devant une borne uniquement avec son téléphone portable sans billet papier. Cette technologie devrait de nouveau accroître le marché de vente de places de concerts tout en dopant le marché de la téléphonie mobile.
Jamendo et Opendisc : Deux outils au service du développement de la relation artiste / public
Depuis quelques années, de jeunes start-up cherchent un nouveau modèle économique qui permettrait aux artistes d’obtenir une meilleure rémunération. Motivée pour apporter des éléments de réponse à cette problématique récurrente, Jamendo, entreprise luxembourgeoise, a vu le jour en 2001. Fondée par Sylvain Zimmer, Jamendo est une plate-forme de téléchargement de musique gratuite dédiée aux artistes autoproduits sous Licence Creative Commons, licence gratuite qui protège leurs musiques et leurs droits.
Jamendo permet à des artistes du monde entier de diffuser leur musique auprès du public et d’être rémunérés par un système de donation volontaire et équitable (90% de la somme versée revient à l’artiste). S’ajoute à la diffusion, la communication établie entre les artistes et les membres inscrits grâce à un forum d’échanges intitulé « Communauté. »
Pour asseoir encore plus son rôle de défenseur des artistes autoproduits, Jamendo a lancé fin 2008 Jamendo Pro qui s’oppose au monopole de la Sacem. Jamendo Pro est une boutique en ligne donnant la possibilité à des professionnels d’acheter des licences pour sonoriser soit des lieux publics, soit des projets multimédias. Ce système permet à un artiste de diffuser sa musique en obtenant une rémunération « plus juste » selon Jamendo (50% des revenus vont à l’artiste).
Parallèlement, le 12 mars 2009, Jamendo s’est opposé fermement à la loi Hadopi et à sa riposte graduée en lançant l’initiative « remerciement gradué. » Celui-ci repose sur le même principe en trois étapes. Les personnes qui téléchargeront recevront un mail de remerciement lors de la première étape et d’une lettre recommandée lors de la deuxième. La troisième étape offrira un mois d’abonnement internet en cas de parrainage d’un lieu public inscrit sur Jamendo Pro !
Lancé en 2001 comme Jamendo, Opendisc est aujourd’hui le leader européen du marketing relationnel dans l’industrie du disque. Cette start-up française, fondée par Guillaume Doret, a mis en place un outil permettant de connecter l’artiste à son public. Pour son fondateur, « il s’agit aujourd’hui d’accompagner le client et de le récompenser en lui proposant de vivre quelque chose de différent, voire en lui proposant des services. »
Un CD Opendisc contient une plage supplémentaire qui donne la possibilité à un acheteur lorsqu’il insert le CD dans son ordinateur d’accéder à des contenus premium en ligne comme un titre en exclusivité, des vidéos de l’artiste en studio ou encore les premières images du prochain clip sur le site privé de l’artiste.
Devenu un partenaire de l’ensemble des majors et des principaux labels indépendants en France et eu Europe, Opendisc a étendu son modèle au numérique en développant en mars 2009 un widget, outil informatique, qui permet d’aller sur le site privé d’un artiste lors du téléchargement de son album. Opendisc est désormais approché par de nombreuses maisons de disques qui sont de plus en plus intéressées par son modèle de promotion et diffusion d’un album.
Par exemple, en avril 2009, l’artiste Christophe Willem et sa maison de disque, Sony Music se sont associés à Opendisc en proposant aux fans de commander l’album en version CD ou version MP3. En échange, ils ont pu aller sur le site de l’artiste en découvrant des exclusivités six semaines avant la sortie de son album via le widget Openstore. Cette campagne a permis à Sony Music de quadrupler les réservations de l’album…
Grâce à l’ensemble de ces initiatives, Opendisc souhaite inciter le consommateur à l’acte d’achat.
La Musique Live, une nouvelle stratégie de développement pour Oui FM et SFR
Depuis la création en juin 2008 du Studio SFR, lieu de diffusion et de captation de concerts situé au 9, rue Tronchet à Paris 8e, le leader en téléchargement de musique sur mobile multiplie les évènements musicaux. L’opérateur en téléphonie a aussi lancé fin 2008 un site Web participatif et communautaire ; « Attention Musique Fraîche ». Fidèle à la stratégie d’innovation de SFR, ce site propose des services toujours plus diversifiés aux consommateurs : visionnage en direct de concerts d’artistes, découverte de jeunes talents, lecture d’interviews, entretiens avec des artistes et téléchargement illimité des morceaux de musique.
De son côté, Arthur, nouvel acquéreur et Président de Oui FM depuis janvier 2009, a placé la radio rock parisienne au cœur du net en s’associant tout d’abord à My Space et Deezer, puis à SFR en avril 2009. En augmentant la diffusion de musique live sur la radio, sur le mobile SFR équipé du 3G+ et sur Internet via la plateforme musicale numérique SFR, Oui FM et SFR développent une nouvelle stratégie pour accroître leur audience et leur clientèle.
La radio et le mobile font partie des supports audio qui parviennent à se frayer un chemin au coeur de la crise de l’industrie musicale, notamment en investissant largement le champ de la musique « live ». Regrouper leurs forces leur a permis ces derniers mois de multiplier les modes de retransmission en direct de concerts et de proposer une nouvelle forme de consommation musicale qui repose sur « un dispositif plurimédia avec un mélange d’ancien (la radio), de nouveau (le site) et de très nouveau (le streaming vidéo en live sur mobile). »
Les labels participatifs : le consommateur au cœur de la chaîne de production musicale
Depuis presque deux ans, les labels dits participatifs ou communautaires 2.0 fleurissent sur le net. Ils attirent de nombreux artistes, inconnus pour la plupart, qui souhaitent que leur création soit produite. L’idée de ces labels est de proposer aux internautes de s’associer à la production du single ou de l’album de leur artiste favori. L’internaute devient ainsi coproducteur et participe à chaque étape du développement de l’artiste.
Chacun de ces labels interpelle l’internaute en le positionnant comme l’acteur principal de la production : « You are the label », « Music is your business ». Ce système modifie le statut de l’internaute en le faisant passer du « consommateur passif » à celui de « consommateur décisionnaire ». Il place ainsi le consommateur au coeur de la chaîne de production musicale.
Les fondateurs de ces labels ont su utiliser les innovations technologiques du Web et profiter du potentiel des réseaux sociaux où chaque individu peut exprimer ses envies et ses attentes, notamment pour la consommation de produits culturels.
Si l’apport des internautes peut apparaître comme une source de financement providentielle pour l’édition musicale, ces labels participatifs préfigurent-ils un nouveau système de production mettant ainsi en péril le rôle de nombreux professionnels de la filière ?
| Labels participatifs existant en 2009 | Participation financière minimum de l’internaute | Montant cumulé pour la production d’un single | Montant cumulé pour la production d’un album | Nombre d’artistes produits |
|---|---|---|---|---|
| MY MAJOR COMPANY | 10€* | 70 000€ | 13 | |
| SPIDART | 10€ | 50 000€ | 8 | |
| AKA MUSIC | 5€ | 15 000€ | 50 000€ | 23 dont 1 album |
| NO MAJOR MUSIK | 5€ | 3 000€ | 4 |
> * Répartition d’une part de 10 euros : 7 euros au label, 3 euros au distributeur, 1,40 euros à l’artiste.
Deezer : une alternative aux sites de téléchargement payant ?
Parallèlement à la mort annoncée du support CD, de nombreux sites d’écoute de musique gratuite en streaming se développent depuis quelques années : Deezer, Jiwa, Last FM, Jamendo pour ne citer que les plus connus.
Deezer, créé en août 2007 par Jonathan Benassaya et Daniel Marhely, domine tous ses concurrents. Numéro 1 d’écoute de musique gratuite et légale en ligne avec 7,6 millions de membres inscrits, l’efficacité de Deezer est de proposer en streaming 4,5 millions de chansons grâce à des partenariats avec les principales maisons de disque majors ou indépendantes.
Pour rémunérer les ayants droits, les fondateurs ont développé un modèle économique basé sur la vente d’espaces publicitaires sur leur site et ont dû le faire évoluer avec l’instauration de plages publicitaires audio, l’objectif affiché étant d’être rentable d’ici à la fin 2009.
Face au téléchargement illégal, dont une des principales conséquences est le manque à gagner pour les ayants droits, ce modèle économique peut-il devenir une voie d’avenir pérenne et équitable ?
Contact : info@parismix.fr Cette newsletter bimensuelle est réalisée dans le cadre de la veille « Musiques et Innovations » menée par Paris Mix. Vos commentaires sont les bienvenus.
L’équipe de Paris Mix
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