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C’est Nelly Kroes, la Commissaire européenne en charge des nouvelles technologies qui a allumé la mèche durant le Forum d’Avignon en appelant à une importante refonte du système de droits d’auteurs, selon elle trop national et trop "fragmenté". « Le système actuel de fragmentation des droits d’auteur par pays n’est plus adapté, car les œuvres d’art ainsi que le piratage n’ont pas de frontières sur Internet. Les politiques ont conscience qu’ils doivent agir. La question est de savoir pourquoi le piratage prospère. C’est parce que notre système est dépassé ! Il faudrait mettre en place un système transnational et construire un marché unique et légal des droits d’auteur », a déclaré la Commissaire.
Cette réforme figure parmi les objectifs majeurs du Digital Agenda 2010-2020. « Avec Michel Barnier et d’autres collègues, nous allons nous attaquer à ce problème et créer un nouveau système pour protéger les artistes », a t’elle indiqué.
La Commission européenne fera des propositions courant 2011. Le Commissaire au Marché intérieur, Michel Barnier a fait savoir qu’il serait lui aussi favorable à une démarche plus européenne, « vers davantage de modernisation et de transparence avec la création de guichets uniques qui faciliteront l’usage et la délivrance de licences paneuropéennes couvrant le territoire de plusieurs Etats membres. Ceci devrait favoriser et faciliter les offres légales en ligne ». Par ailleurs, des propositions seront faites prochainement concernant les oeuvres orphelines, pour lesquelles les détenteurs de droits ne peuvent pas être identifiés l’idée étant de permettre un usage non commercial le plus large possible, notamment via des bibliothèques numériques publiques dont Europeana, la bibliothèque culturelle en ligne européenne.
Au Royaume-Uni aussi : Le Premier ministre David Cameron annonce une réforme du droit d’auteur britannique afin de l’adapter à Internet :
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Alors que plus de 7 Français sur 10 estiment que les nouvelles technologies démocratisent l’accès à la culture, une majorité relative (44%) ne souhaite pas payer pour les contenus culturels sur le net, selon un sondage BVA réalisé pour le compte d’Orange à l’occasion du Forum d’Avignon.
Cette réticence est plus prononcée chez les plus jeunes et les plus de 50 ans. Parmi les Français qui se disent prêts à payer pour accéder à du contenu culturel en ligne, 27% le feraient pour acheter ou louer des films, 26% pour télécharger de la musique, 19% des livres, 14% de la presse (journaux/magazines), 12% des jeux vidéo, et 8% des séries TV.
Question de budget ou de milieu socio-culturel ?
Les Français dont le foyer gagne moins de 1.500 euros par mois sont 50% à refuser de payer pour du contenu culturel sur le Net, contre moins d’un tiers de ceux qui gagnent plus de 3.500 euros par mois. De manière générale, 62% des sondés considèrent que c’est principalement l’Etat et les collectivités publiques qui doivent contribuer au financement de la culture. Un quart des sondés (26%) estiment cependant que ce rôle doit revenir autant à l’Etat qu’aux entreprises.…
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L’Observatoire de la musique jette un pavé dans la marre en démontrant, chiffres à l’appui, que le commerce de la musique en ligne poursuit sa concentration autour de quelques grands acteurs globaux. Dans son étude semestrielle sur la musique en ligne, l’Observatoire écrit :
« Après une année 2009 en recul par rapport aux développements des années précédentes, crise et instabilité de modèles obligent, le premier semestre 2010 est marqué par des opérations de concentration. Profitant des positions fragilisées d’opérateurs émergeants, les acteurs dominants procèdent à une intégration d’outils et services et ce, en attente de l’offensive de Google annoncée pour fin 2010. »
L’observatoire poursuit : « La modélisation du marché international, à partir des accords entre les majors et les grandes sociétés américaines de diffusion numérique comme Apple, Amazon, Microsoft ou Google, s’établit à partir des effets de seuil attendus puisqu’elles sont présentes à l’international. Par ailleurs, l’étroitesse de certains marchés risque d’éloigner les diffuseurs américains (le coût d’élargissement d’une licence sur un territoire donné peut être supérieur au bénéfice escompté). Les accords a minima signés sont insurmontables financièrement, pour les PME européennes et françaises dont la valeur ajoutée paraît infinitésimale. »
Cette concentration se ferait au profit des grands catalogues détenus par les majors.
« Les évolutions positives, en termes d’augmentation en volume et valeur, se font au détriment des labels indépendants : alors qu’ils étaient présents sur 94% de sites au 1er semestre 2009, 83% au 2ème semestre 2009, les catalogues de labels indépendants ne sont plus présents que dans 75% des sites au 1er semestre 2010. La disparition successive de sites de moyenne importance de l’échantillon s’est traduite par une consolidation de la représentation des catalogues des majors. »
Une concentration qui se ferait aussi au détriment des plateformes spécialisées : « L’absence de diversité est aussi marquée par la stagnation des sites spécialisés. Moins dynamiques que les boutiques généralistes, les boutiques spécialisées ont surtout revu leurs offres en termes de diversification de contenus et de prix. Pour ces sites, complémentaires aux généralistes, le modèle économique semble plus difficile à atteindre. De manière globale, après la fermeture de 2 boutiques au semestre précédent, 2 nouvelles boutiques sortent de l’échantillon (MusicGiants, Lost Tunes). »
Reste que le marché de la musique en ligne semble prometteur : « Le marché est en augmentation constante sans pour autant compenser les pertes réelles du marché physique. Au premier semestre 2010 : 42,5 M€ TTC, en augmentation de +26,9% en valeur (vs. S1 2009, hors streaming et sonneries musicales, représentant 10,5% en valeur du marché total de la musique enregistrée. »
Évidemment, ces éléments seront à mettre au crédit des défenseurs de la gestion collective des droits de la musique sur Internet, mais aussi des travaux en cours de la Commission européenne pour rendre le droit d’auteur plus fluide par l’attribution de licences européennes et non territoires par territoires comme c’est le cas aujourd’hui.
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Au 3ème trimestre 2010, plus de 10 millions d’internautes ont écouté de la musique en streaming au cours du dernier mois. Ceci représente plus d’un internaute sur 4 (27,4%). Cette pratique fait désormais partie des 10 premiers usages Internet en France, selon l’institut Médiamétrie.
Les internautes qui écoutent de la musique à la demande sur Internet sont plutôt des hommes (56,6%), de catégorie socio-professionnelle supérieure (29,7%). Les étudiants constituent près d’un quart des auditeurs de ces sites de musique (23,8%) alors qu’ils représentent 12% de la population internaute. En effet les jeunes sont les plus nombreux à utiliser ces sites pour écouter de la musique : près d’un auditeur sur 2 (48,5%) a moins de 25 ans.
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Le débat se poursuit entre les pour et les contre sur le thème de l‘impact de l’Hadopi sur les téléchargements illégaux. Dans l’attente d’informations chiffrées sur le décollage (ou pas) du marché de la musique en ligne, favorisé (ou pas) par la Carte Musique, c’est l’Hadopi qui est au centre des préoccupations depuis l‘envoi des premiers avertissements, au début de l’automne.
Deux sondages diffusés simultanément apportent des visions, sinon contradictoires, du moins divergentes sur la manière dont les Français réagissent suite à la mise en place de la riposte graduée.
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Frédéric Mitterrand a affirmé que dans la première semaine suivant le lancement de la Carte Musique, 10.000 personnes se seraient inscrites sur le site du ministère. En attendant des données chiffrées plus précises, il est à remarquer que seules 14 plateformes sont aujourd’hui partenaires de la Carte.
Certaines, comme Spotify ou Mondomix ont annoncé qu’elles pourraient rejoindre le dispositif ultérieurement. Evidemment, cette Carte Musique essuie quelques critiques comme par exemple celles de ce disquaires spécialisé du nord de la France
mais du quotidien Le Monde :
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Les représentants de plus d’un millier d’annonceurs, de fabricants et de médias français ont dénoncé lundi le nouveau règlement du moteur de recherche américain Google permettant d’acheter aux enchères des mots-clés de marques qui étaient jusqu’à présent protégées. Depuis la mi-septembre, un annonceur faisant de la publicité sur Google en Europe peut sélectionner et acheter aux enchères un nom de marque dont il n’est pas le propriétaire.
Ils appellent Google à « se comporter comme un partenaire économique loyal et responsable, respectueux des droits de propriété intellectuelle de ses clients et soucieux de prévenir tout impact négatif lié à son activité. »
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On ne présente plus Jean-Michel Billaut tant il s’est investi dans la révolution numérique. Dans les années 90 et 2000 avec l’Atelier numérique BNP Paribas et aujourd’hui, à la retraite en 2.0 sur son blog où il diffuse les interviews de tous les acteurs français du web.
Dans une analyse intéressante, il identifie une France à deux pôles, celui qui a encore le pouvoir mais qui est resté au 1.0 et celui qui s’apprête à prendre le pouvoir en étant déjà depuis longtemps inscrit dans ce nouveau monde économique et sociale du 2.0. Oui, mais quand ?
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Merci et à bientôt