Depuis presque deux ans, les labels dits participatifs ou communautaires 2.0 fleurissent sur le net. Ils attirent de nombreux artistes, inconnus pour la plupart, qui souhaitent que leur création soit produite. L’idée de ces labels est de proposer aux internautes de s’associer à la production du single ou de l’album de leur artiste favori. L’internaute devient ainsi coproducteur et participe à chaque étape du développement de l’artiste.
Chacun de ces labels interpelle l’internaute en le positionnant comme l’acteur principal de la production : « You are the label », « Music is your business ». Ce système modifie le statut de l’internaute en le faisant passer du « consommateur passif » à celui de « consommateur décisionnaire ». Il place ainsi le consommateur au coeur de la chaîne de production musicale.
Les fondateurs de ces labels ont su utiliser les innovations technologiques du Web et profiter du potentiel des réseaux sociaux où chaque individu peut exprimer ses envies et ses attentes, notamment pour la consommation de produits culturels.
Si l’apport des internautes peut apparaître comme une source de financement providentielle pour l’édition musicale, ces labels participatifs préfigurent-ils un nouveau système de production mettant ainsi en péril le rôle de nombreux professionnels de la filière ?
| Labels participatifs existant en 2009 | Participation financière minimum de l’internaute | Montant cumulé pour la production d’un single | Montant cumulé pour la production d’un album | Nombre d’artistes produits |
|---|---|---|---|---|
| MY MAJOR COMPANY | 10€* | 70 000€ | 13 | |
| SPIDART | 10€ | 50 000€ | 8 | |
| AKA MUSIC | 5€ | 15 000€ | 50 000€ | 23 dont 1 album |
| NO MAJOR MUSIK | 5€ | 3 000€ | 4 |
> * Répartition d’une part de 10 euros : 7 euros au label, 3 euros au distributeur, 1,40 euros à l’artiste.