Depuis quelques années, de jeunes start-up cherchent un nouveau modèle économique qui permettrait aux artistes d’obtenir une meilleure rémunération. Motivée pour apporter des éléments de réponse à cette problématique récurrente, Jamendo, entreprise luxembourgeoise, a vu le jour en 2001. Fondée par Sylvain Zimmer, Jamendo est une plate-forme de téléchargement de musique gratuite dédiée aux artistes autoproduits sous Licence Creative Commons, licence gratuite qui protège leurs musiques et leurs droits.
Jamendo permet à des artistes du monde entier de diffuser leur musique auprès du public et d’être rémunérés par un système de donation volontaire et équitable (90% de la somme versée revient à l’artiste). S’ajoute à la diffusion, la communication établie entre les artistes et les membres inscrits grâce à un forum d’échanges intitulé « Communauté. »
Pour asseoir encore plus son rôle de défenseur des artistes autoproduits, Jamendo a lancé fin 2008 Jamendo Pro qui s’oppose au monopole de la Sacem. Jamendo Pro est une boutique en ligne donnant la possibilité à des professionnels d’acheter des licences pour sonoriser soit des lieux publics, soit des projets multimédias. Ce système permet à un artiste de diffuser sa musique en obtenant une rémunération « plus juste » selon Jamendo (50% des revenus vont à l’artiste).
Parallèlement, le 12 mars 2009, Jamendo s’est opposé fermement à la loi Hadopi et à sa riposte graduée en lançant l’initiative « remerciement gradué. » Celui-ci repose sur le même principe en trois étapes. Les personnes qui téléchargeront recevront un mail de remerciement lors de la première étape et d’une lettre recommandée lors de la deuxième. La troisième étape offrira un mois d’abonnement internet en cas de parrainage d’un lieu public inscrit sur Jamendo Pro !
Lancé en 2001 comme Jamendo, Opendisc est aujourd’hui le leader européen du marketing relationnel dans l’industrie du disque. Cette start-up française, fondée par Guillaume Doret, a mis en place un outil permettant de connecter l’artiste à son public. Pour son fondateur, « il s’agit aujourd’hui d’accompagner le client et de le récompenser en lui proposant de vivre quelque chose de différent, voire en lui proposant des services. »
Un CD Opendisc contient une plage supplémentaire qui donne la possibilité à un acheteur lorsqu’il insert le CD dans son ordinateur d’accéder à des contenus premium en ligne comme un titre en exclusivité, des vidéos de l’artiste en studio ou encore les premières images du prochain clip sur le site privé de l’artiste.
Devenu un partenaire de l’ensemble des majors et des principaux labels indépendants en France et eu Europe, Opendisc a étendu son modèle au numérique en développant en mars 2009 un widget, outil informatique, qui permet d’aller sur le site privé d’un artiste lors du téléchargement de son album. Opendisc est désormais approché par de nombreuses maisons de disques qui sont de plus en plus intéressées par son modèle de promotion et diffusion d’un album.
Par exemple, en avril 2009, l’artiste Christophe Willem et sa maison de disque, Sony Music se sont associés à Opendisc en proposant aux fans de commander l’album en version CD ou version MP3. En échange, ils ont pu aller sur le site de l’artiste en découvrant des exclusivités six semaines avant la sortie de son album via le widget Openstore. Cette campagne a permis à Sony Music de quadrupler les réservations de l’album…
Grâce à l’ensemble de ces initiatives, Opendisc souhaite inciter le consommateur à l’acte d’achat.