Les artistes non signés qui n’avaient pas accès aux ventes sur support physique peuvent espérer aujourd’hui des nouvelles opportunités de téléchargement sur internet. En effet, certains acteurs de l’industrie musicale, comme Believe proposent de percer sur la toile. Selon Denis Ladegaillerie, fondateur de Believe, 458 000 profils de musiciens non signés sont répertoriés rien que sur le MySpace français.
C’est précisément ces nombreux artistes que Believe Digital, premier label et distributeur digital européen, souhaite toucher avec le lancement en juin dernier de la plateforme web Zimbalam. Cette plateforme accessible en 4 langues, permet en quelques clics et à n’importe quel artiste ayant enregistré un album, un maxi de 2/3 titres ou un single de distribuer sa musique sur les principaux sites de téléchargement tels que I tunes, Fnac.com et via les opérateurs mobiles : SFR, Orange… Pour Denis Ladegaillerie, le fondateur de Believe, cette nouvelle plateforme est « une réponse adaptée pour ces milliers d’artistes [sans labels] qui cherchent une solution de distribution sur les services de téléchargement en France et à l’étranger. »
Le procédé est en effet peu onéreux et peu contraignant. Après s’être inscrit sur la plateforme Zimbalam, chaque artiste paie uniquement un droit d’entrée pour la mise en ligne de ses œuvres (19,99€ pour un single et 29,99€ pour un album) et perçoit 90% des revenus générés par leurs ventes (une fois la marge du site de vente, la TVA à 19,6 % et les frais bancaires de micro paiement déduits.) Il bénéficie ensuite d’un réseau de distribution extrêmement large sans aucun intermédiaire, peut accéder en temps réel à des relevés de vente détaillés (4 par an) et se voit proposer différents outils de promotion comme un player qu’il peut intégrer sur son MySpace ou sur son site contenant les liens directs vers les services de téléchargements où sa musique est en vente.
Avec son slogan « parce que tous les artistes ont le droit d’exister et de rester libres », l’agrégateur Zimbalam se présente comme une offre d’autodistribution sans critères de sélection. Les musiciens restent les bénéficiaires exclusifs de leurs droits d’auteurs. N’ayant aucun engagement de durée et d’exclusivité avec Zimbalam, l’artiste reste libre.
En lançant cette plateforme unique en son genre en Europe et dont le coût d’investissement se chiffre à 1 million d’euros, Believe affirme sa position d’acteur incontournable de la distribution numérique.
Si ce système devrait séduire un nombre important d’artistes non signés, notamment parce qu’il les met en phase avec les nouveaux modes de consommation et sans intermédiaires, est-ce une nouvelle voie d’avenir pour le développement de leur carrière ? En effet, la question qui demeure reste le problème de la visibilité des artistes : comment sortir du lot quand on sait qu’il faudrait être présenté dans les premières pages des sites de téléchargement pour toucher un large public ?